Justice

Un militaire américain accusé du meurtre d’une femme à Okinawa, au Japon

L’homme âgé de 20 ans aurait, le 3 octobre, étranglé avec un cordon de téléphone une femme japonaise de 39 ans originaire de Naha dans un hôtel.

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Devin Jacob Ballard, un marine américain placé en détention dans le cadre d'une affaire de vol et de meurtre présumés d'une femme sur l'île d'Okinawa, au sud du Japon, a été transféré au parquet de Naha, au Japon, le 5 octobre 2026. Photo: Kyodo News via AP Devin Jacob Ballard, un marine américain placé en détention dans le cadre d'une affaire de vol et de meurtre présumés d'une femme sur l'île d'Okinawa, au sud du Japon, a été transféré au parquet de Naha, au Japon, le 5 octobre 2026. Photo: Kyodo News via AP (Kotaro Ueda)

Un Marine américain a été accusé du meurtre d’une femme à Okinawa commis début octobre, a indiqué lundi un porte-parole du bureau du procureur à l’AFP, dans une affaire qui suscite une vive émotion sur cette île accueillant une vaste base militaire des États-Unis.

«L’inculpation a eu lieu le 25 octobre», a déclaré le porte-parole du tribunal de Naha (capitale du département d’Okinawa), confirmant des informations de presse selon lesquelles le suspect a été mis en examen pour meurtre et vol.

Selon l’acte d’accusation, l’homme âgé de 20 ans aurait, le 3 octobre, étranglé avec un cordon de téléphone une femme japonaise de 39 ans originaire de Naha dans un hôtel, a précisé le quotidien Yomiuri Shimbun.

Le suspect, qui aurait volé un sac à dos contenant le portefeuille de la victime et d’autres effets personnels selon le journal, a également été accusé de vol avec violence.

Le militaire avait nié les accusations au moment de son arrestation, mais a ensuite fait des déclarations laissant entendre une certaine implication dans le crime, ont rapporté le Yomiuri et d’autres médias, citant des sources proches de l’enquête.

L’affaire, qui a suscité l’indignation du public nippon et poussé la première ministre Sanae Takaichi à dénoncer un «crime exceptionnellement brutal et odieux», ravive une polémique constante sur l’importante présence militaire américaine locale.

Le gouverneur d'Okinawa, Genta Koja (à gauche), s'entretient avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi (deuxième à droite) et le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara, au début de leur réunion au bureau de la Première ministre à Tokyo, au Japon, le mercredi 7 octobre 2026. Le gouverneur d'Okinawa, Genta Koja (à gauche), s'entretient avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi (deuxième à droite) et le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara, au début de leur réunion au bureau de la Première ministre à Tokyo, au Japon, le mercredi 7 octobre 2026. (FRANCK ROBICHON/FRANCK ROBICHON/Pool EPA via AP)

Les États-Unis comptent environ 54 000 militaires stationnés au Japon, principalement à Okinawa.

Des crimes, notamment des viols, des agressions, des délits de fuite et des cas de conduite en état d’ivresse impliquant des militaires américains suscitent depuis longtemps des protestations sur cette île du sud du Japon. L’année dernière, un tribunal japonais a condamné à sept ans de prison un Marine américain pour avoir étranglé et tenté de violer une femme d’une vingtaine d’années.

À la suite du meurtre commis début octobre, les forces américaines présentes dans le département d’Okinawa se sont vues interdire la consommation d’alcool pendant 48 heures, et imposer un couvre-feu pour 30 jours.

De son côté, le ministre japonais des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a affirmé que Tokyo examinait le code de conduite applicable pour les militaires américains au Japon lorsqu’ils sont hors de leur base.