Justice

Quatre personnes plaident coupables de complot en vue du trafic d’armes à feu aux États-Unis

«L’enquête a révélé qu’ils faisaient passer des armes à feu au Canada tout en se livrant au trafic de stupéfiants et à la traite d’êtres humains vers les États-Unis.»

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Quatre habitants du territoire mohawk d'Akwesasne ont plaidé coupables d'infractions fédérales liées aux armes à feu. (Bureau américain de l'alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs) Quatre habitants du territoire mohawk d'Akwesasne ont plaidé coupables d'infractions fédérales liées aux armes à feu. (Photos ATF)

Quatre résidents du territoire mohawk d’Akwesasne, qui s’étend de l’État de New York, aux États-Unis, jusqu’au Québec, ont plaidé coupable à des infractions fédérales liées aux armes à feu dans le cadre d’un complot de trafic international d’armes à feu.

«L’enquête a révélé que les membres de ce complot faisaient passer des armes à feu au Canada tout en se livrant au trafic de stupéfiants et à la traite d’êtres humains vers les États-Unis», a expliqué le bureau du procureur fédéral du district du New Hampshire.

Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.

Les hommes impliqués ont été identifiés comme étant Conrad Oakes, 25 ans; Tayson Terrance, 24 ans; Ranonkwatseronhawi Gibson, 22 ans; et Montana Cook, 27 ans.

Ils ont livré un plaidoyer de culpabilité entre le 26 septembre et le 9 octobre pour «complot en vue de commettre des achats de faux prête-noms d’armes à feu et complot en vue de faire le trafic d’armes à feu».

«Ces accusés ont admis avoir exploité un réseau sophistiqué de trafic d’armes à feu qui se servait des marchands d’armes du New Hampshire, d’acheteurs fantômes et de la frontière internationale pour faire passer des dizaines d’armes à feu au Canada, facilitant ainsi d’autres crimes liés au trafic et des crimes violents», a rapporté Erin Creegan, procureure des États-Unis pour le district du New Hampshire.

Cinq autres complices, Justin Jackson, Melissa Longe, Dustin Tuttle, Caleb Wilcott et Doug Mulligan, ont déjà plaidé coupable d’infractions liées aux armes à feu.

Les arrestations de ces quatre hommes font suite à la saisie d’une arme à feu par le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans le cadre d’un mandat de perquisition exécuté dans le cadre d’une enquête sur un enlèvement.

«Le SPVM a saisi une arme à feu dont le numéro de série avait été effacé, mais qu’il a pu reconstituer», ont indiqué les autorités. «Cette arme à feu avait été achetée par l’accusé et complice Dustin Tuttle au New Hampshire. L’enquête qui a suivi a révélé l’existence d’un complot de plus grande envergure visant à faire passer clandestinement des armes du New Hampshire vers le Vermont, l’État de New York et, finalement, vers le Canada.»

Le département américain de la Justice allègue que l’un des accusés utilisait des motomarines pour faire passer en contrebande, notamment des armes à feu achetées par un prête-nom, depuis la rive new-yorkaise d’Akwesasne jusqu’à l’île de Cornwall.

Ils y rencontraient une personne dont le rôle était ensuite de faire passer la marchandise de contrebande à travers le poste de contrôle et de l’acheminer au Canada.

«Des drogues, des personnes et des armes à feu faisaient l’objet d’un trafic à destination et en provenance du Canada en passant par l’île de Cornwall», ont expliqué les autorités.

Au moins 51 armes à feu ont été identifiées comme ayant fait l’objet d’un trafic depuis le New Hampshire vers le Canada en passant par le Vermont et la réserve d’Akwesasne.

Dix de ces armes ont par la suite été retrouvées sur diverses scènes de crime au Canada, notamment sur les lieux d’une tentative de fusillade dans un stationnement à Montréal.

«Ces plaidoyers de culpabilité démontrent les graves conséquences du trafic d’armes à feu à travers les frontières internationales et vers des collectivités où elles peuvent alimenter la criminalité violente», a indiqué Bryan DiGirolamo, agent spécial responsable de la division régionale de New York du Bureau of Alcohol, Tobacco, Firearms and Explosives (ATF).

Selon le département américain de la Justice, l’accusation de complot en vue de l’achat de fusils par un prête-nom est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 25 ans, d’une amende maximale de 250 000$ et de cinq ans de liberté conditionnelle.

L’accusation de complot en vue du trafic d’armes à feu est passible d’une peine d’emprisonnement maximale de 15 ans, d’une amende maximale de 250 000 $ et de trois ans de liberté conditionnelle.

La sentence des quatre hommes devrait être prononcée en février 2027.