Trois résidents d’Akwesasne, détenant la double citoyenneté canadienne et américaine, font l’objet d’accusations dans le cadre d’une enquête sur un trafic international de drogue le long de la frontière nord des États-Unis, qui aurait impliqué l’échange de méthamphétamine contre des armes à feu.
Le bureau du procureur des États-Unis a annoncé lundi que trois personnes avaient été arrêtées jeudi dernier pour leur rôle présumé dans cette opération de trafic de drogue.
Ce texte est une traduction d’un article de CTV News.
Selon les autorités, les forces de l’ordre américaines, canadiennes et tribales ont lancé une enquête conjointe sur des activités présumées de trafic de drogue transfrontalier passant par Akwesasne.
«Au fur et à mesure que l’enquête avançait, les autorités ont identifié un réseau de contrebande présumé responsable de l’acheminement de drogues illicites du Canada vers les États-Unis», ont déclaré les autorités. «Les enquêteurs ont en outre établi que les accusés auraient prévu d’échanger de la méthamphétamine contre plusieurs armes à feu.»
Une femme de 47 ans et un homme de 38 ans sont accusés de complot en vue de la possession avec intention de distribution et de la distribution de substances contrôlées. Les autorités précisent que les peines encourues comprennent au moins 10 ans d’emprisonnement, pouvant aller jusqu’à la prison à vie, ainsi qu’une amende pouvant atteindre 10 millions de dollars en cas de condamnation.
Une femme de 81 ans est accusée de complot en vue de la distribution et de la possession avec intention de distribution d’une substance contrôlée. Si elle est reconnue coupable, elle risque au moins 5 ans de prison et jusqu’à 40 ans.
Le premier procureur adjoint des États-Unis, John A. Sarcone III, a salué la «collaboration sans précédent» entre les forces de l’ordre du Canada et des États-Unis.
«Leur travail pour identifier, enquêter et arrêter ces individus souligne notre engagement à sécuriser la frontière nord et à mettre fin au flux de stupéfiants mortels et d’armes à feu dangereuses», a-t-il dit. «Selon l’acte d’accusation, les accusés cherchaient à exploiter les zones frontalières où les terres tribales créent des points d’accès non surveillés propices aux activités criminelles transfrontalières. En raison de leurs actes, ils devront désormais faire face à toute la rigueur du système judiciaire américain.»
La femme de 47 ans a été placée en détention au Canada, tandis que les deux autres ont été arrêtés aux États-Unis.
La Gendarmerie royale du Canada, la police provinciale de l’Ontario, la Sûreté du Québec et la police tribale d’Akwesasne collaborent à l’enquête, qui est menée par le Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs (ATF) et le service des enquêtes de sécurité intérieure (HSI).
Akwesasne est situé le long du fleuve Saint-Laurent, à la frontière canado-américaine, et s’étend sur l’Ontario, le Québec et l’État de New York.

