Justice

Procès de Lindsay Clancy: le jury, qui n’est pas parvenu à une décision unanime, doit poursuivre les délibérations

«Je sais que ce procès a été long, c’est vrai», a avoué le juge William Sullivan au jury. «Mais justement pour ça, je vais vous demander de retourner dans la salle d’audience.»

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Lindsay Clancy observe les membres du jury tandis que le juge William Sullivan procède à leur interrogatoire avant le début des délibérations lors de son procès pour meurtre à la Cour supérieure de Plymouth, à Plymouth, dans le Massachusetts, le lundi 31 août 2026. Photo: The Patriot Ledger via AP Lindsay Clancy observe les membres du jury tandis que le juge William Sullivan procède à leur interrogatoire avant le début des délibérations lors de son procès pour meurtre à la Cour supérieure de Plymouth, à Plymouth, dans le Massachusetts, le lundi 31 août 2026. Photo: The Patriot Ledger via AP (Greg Derr)
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Le juge chargé du procès de Lindsay Clancy a demandé mardi aux jurés de poursuivre leurs délibérations après qu’ils ne sont pas parvenus à un verdict unanime quant à la responsabilité criminelle de cette mère du Massachusetts pour le meurtre de ses trois jeunes enfants à son domicile en 2023.

Alors que le quatrième jour de délibération touchait à sa fin, c’était la première fois que le jury laissait entendre qu’il se trouvait dans une impasse. Vendredi, les jurés avaient demandé à examiner un couteau que la femme avait utilisé pour se blesser et des sacs contenant des flacons de médicaments sur ordonnance vides retrouvés dans sa maison.

Mme Clancy a gardé le regard fixe devant elle quand le jury est entré, puis elle a tourné les yeux vers eux pendant que le juge s’adressait au jury.

«Je sais que ce procès a été long, c’est vrai», a dit le juge William Sullivan. «Je sais qu’il y a eu plus de 80 témoins. Il y a eu plus de 300 pièces à conviction. Mais justement pour ça, je vais vous demander de retourner dans la salle d’audience.»

Lindsay Clancy, une ancienne infirmière en salle d’accouchement, ne nie pas avoir étranglé ses enfants, mais affirme que c’est une psychose post-partum qui l’a poussée à agir ainsi. Les procureurs soutiennent qu’elle savait ce qu’elle faisait. Clancy, 36 ans, a plaidé non coupable en invoquant l’irresponsabilité criminelle.

Le jury pourrait la déclarer coupable de meurtre ou d’homicide involontaire, ou l’acquitter si les jurés estiment que sa santé mentale, qui se détériorait, est à l’origine de ses actes. Une condamnation pourrait entraîner une peine d’emprisonnement à vie. Si elle est acquittée, un juge pourrait tout de même ordonner son placement dans un établissement de santé mentale si une évaluation détermine qu’elle représente un danger pour le public.

Son avocat a fait valoir au procès qu’elle aimait ses enfants, mais qu’elle les avait tués parce qu’elle avait perdu tout contact avec la réalité — et avec elle-même — à cause d’une psychose post-partum, une maladie mentale rare qui peut survenir après l’accouchement. Dans les mois qui ont précédé les meurtres, Mme Clancy avait cherché à se faire soigner pour sa santé mentale qui se détériorait, notamment en effectuant un séjour dans un hôpital psychiatrique.

Les procureurs ont affirmé que Lindsay Clancy avait étranglé ses enfants parce qu’elle était déprimée et qu’elle en avait marre de vivre, et qu’elle avait pris la décision délibérée de les tuer avant de tenter de se suicider.