Justice

Elle associe de façon «mensongère» l’ancien maire de Drummondville à un cercle de pédophilie

«La preuve convainc au contraire que l’on nage ici dans le délire, au sens commun du terme.»

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Elle associe de façon «mensongère» l’ancien maire de Drummondville à un cercle de pédophilie Une Drummondvilloise avance faussement que l’ancien maire de Drummondville, Alain Carrier, est impliqué dans un cercle de pédophilie. Malgré des ordonnances de la cour, Mylène Hébert continue de produire du contenu sur les réseaux sociaux.

Une Drummondvilloise avance faussement que l’ancien maire de Drummondville, Alain Carrier, est impliqué dans un cercle de pédophilie.

Malgré des ordonnances de la cour, Mylène Hébert continue de produire du contenu sur les réseaux sociaux.

Selon le jugement du 15 janvier dernier de la Cour supérieure du Québec, rédigé par le juge Bernard Synnott, Mme Hébert se décrit comme une «une survivante de trafic humain pédocriminel et de violence institutionnelle».

Toutefois, le tribunal ne le voit pas de cette façon. Plus loin, le juge Synnott soutient que «la preuve convainc au contraire que l’on nage ici dans le délire, au sens commun du terme. Madame Hébert est manifestement déconnectée de la réalité».

Alain Carrier a été élu maire de Drummondville le 8 septembre 2020 (élu par acclamation) à la suite de la démission d'Alexandre Cusson. Il a été défait aux élections municipales de 2021.
Alain Carrier Alain Carrier a été élu maire de Drummondville le 8 septembre 2020 (élu par acclamation) à la suite de la démission d'Alexandre Cusson. Il a été défait aux élections municipales de 2021. (Ville de Drummondville)

Ce serait vers l’âge de 35 ans, lors d’une thérapie auprès d’une sexologue, que Mme Hébert se serait rappelée des événements survenus à son adolescence. Toujours selon le jugement, elle ignorait ces événements avant d’entreprendre la thérapie.

Selon ses souvenirs, elle aurait été victime d’agressions sexuelles en lien avec un «réseau organisé impliquant des personnalités influentes et bien connues».

Le juge soutient toutefois qu’elle associe de façon «mensongère» les demandeurs, dont Alain Carrier, sur les réseaux sociaux.

Rejoint par téléphone, l’ex-maire de Drummondville ne souhaitait pas commenter le dossier.

Le 21 janvier dernier, il avait publié l’intégralité de la décision sur Facebook. «J’ai choisi de me battre et j’irai jusqu’au bout», avait-il alors ajouté sur la publication.

La Sûreté du Québec a confirmé à Noovo Info avoir rencontré à plusieurs reprises Mme Hébert, mais a également refusé de commenter le dossier.

Mme Hébert et M. Carrier seront de retour au tribunal le 14 avril prochain.