L’avocat Daniel Rochefort, qui fait face à de multiples accusations concernant des crimes sexuels, restera en prison; son enquête pour remise en liberté a été reportée à jeudi.
L’homme de 72 ans fait face à une dizaine de chefs d’accusation pour des crimes sexuels, notamment sur une mineure.
Entretemps, l’enquête du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) continue. Les autorités traitent de nouvelles plaintes après avoir fait appel au public il y a quelques jours. On tentait alors d’identifier des victimes présumées de Daniel Rochefort. L’enquête s’étend sur une vingtaine d’années. Il n’est pas exclu que d’autres accusations soient déposées contre le septuagénaire.
C’est donc jeudi que l’accusé en saura un peu plus sur son sort, lui qui devrait être de retour devant les tribunaux dans le cadre de son enquête sur remise en liberté. Un problème avec l’horaire des avocats de la poursuite et du juge est à l’origine du report de la comparution.
«Le ministère public s’est opposé [à la remise en liberté] afin d’assurer de la sécurité et la protection des victimes et de la société pour éviter tout risque de récidive, mais également afin d’assurer la confiance du public dans l’administration de la justice», a expliqué Me Marissa Maria Kazadellis mardi.
Des comportements déplacés dès le début des années 2000
Les nouvelles plaintes contre Rochefort s’accumulent. L’accusé, qui a été chargé de cours à l’Université de Montréal (UdeM) dans les années 2010, aurait eu des comportements déplacés à l’endroit d’étudiantes dès les années 2000, apprend-on ce mardi.
Daniel Rochefort aurait sévi hors campus alors qu’il enseignait à l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), mais aussi à Saint-Hyacinthe et Sorel-Tracy.
Alors qu’il se trouvait à Sorel-Tracy lors d’une soirée avec des étudiants, il aurait eu des comportements inappropriés avec une jeune femme qui se serait retrouvée dans sa voiture. «Il m’a enfermé dans sa voiture. Il a essayé de me faire des attouchements, sa main était sur ma cuisse et il était très insistant», a raconté la victime présumée qui a voulu garder l’anonymat, mais qui a confirmé avoir porté plainte au SPVM depuis la médiatisation de l’affaire.
Voyez le reportage de Lili Mercure