Le streamer québécois Julien Medusa, Julien Duguay de son vrai nom, et sa boutique Bijoux Medusa ont contesté sur les réseaux sociaux une poursuite intentée par Rolex.
La bijouterie de la région de Québec indique que Rolex tente d’empêcher la vente de montres Rolex qui ont été personnalisées par le commerce.
«Rolex s’attaque à la personnalisation de montres authentiques — une pratique légitime — et tente d’intimider une entreprise canadienne», indique Bijoux Medusa.
Dans le document de la poursuite intentée par Rolex, qui est datée du 14 avril 2026 et que Noovo Info a pu consulter, on peut lire que la marque accuse Bijoux Medusa de porter atteinte aux droits de Rolex sur les marques ROLEX en «important, exportant, commercialisant, distribuant et vendant des montres, des cadrans de montres, des boîtiers de montres et d’autres composants horlogers présentés comme des composants Rolex, dont aucun n’est un produit légitime fabriqué par Rolex, et qui portent tous une ou plusieurs des marques ROLEX».
Rolex estime que ce faisant, Bijoux Medusa s’est rendue coupable «d’actes de concurrence déloyale», à savoir «le fait d’attirer l’attention du public canadien sur ses produits contrefaits de manière à créer, ou à être susceptible de créer, une confusion au Canada avec les produits et services Rolex, en violation de l’article».
On juge donc que Bijoux Medisa a porté atteinte à la valeur du fonds de commerce lié aux marques ROLEX enregistrées.
La poursuite comporte aussi une ordonnance qui enjoignait à Medusa et à Duguay, dans un délai de 10 jours après la date de cette ordonnance, «soit de détruire sous serment, soit, au choix de Rolex, de remettre à l’agent désigné par Rolex, tous les emballages, enseignes, supports publicitaires, registres commerciaux, documents ou autres éléments, sous forme papier ou électronique, se trouvant en la possession, sous la garde ou sous le contrôle de Medusa et/ou Duguay».
«Il ne s’agit pas d’une action simplifiée. Le montant des dommages-intérêts réclamés, hors intérêts et frais, dépasse 50 000 $», peut-on lire en conclusion du document.
De son côté, Bijoux Medusa affirme qu’une «petite portion» des ventes de Rolex a été personnalisée par notamment l’ajout de diamants et que les montres vendues étaient toutes «authentiques».
On souligne également que cette poursuite est arrivée alors que M. Duguay s’apprête à ouvrir une autre boutique à Montréal, jugeant qu’il s’agit d’une «tactique d’intimidation» et que Rolex tente de contrôler le marché des montres Rolex d’occasion.
Julien Duguay mentionne qu’il ne donnera aucune entrevue sur le sujet et que sa défense dans cette affaire sera déposée d’ici la fin du mois d’août.
Les montres affichées sur le site Web de Bijoux Medusa valent pour la plupart des dizaines de milliers de dollars, certaines étant même détaillées à plus de 100 000 $.
Sur le site Web de Rolex, il est possible de consulter la liste de détaillants officiels de la marque, qu’il s’agisse de détaillants Rolex, de centres de services, ou d’établissements membres du programme Rolex Certified Pre-Owned, qui offre «la possibilité d’acquérir des modèles de seconde main certifiés authentiques intégralement révisés et garantis par nos soins». Bijoux Medusa n’apparaît dans aucune de ces listes.
Medusa dans la controverse
Rappelons que le streamer québécois a récemment fait controverse pour ses propos jugés misogynes et sexistes lors d’une diffusion en direct dans le contexte d’un évènement nommé StreamerFest à Miami le weekend dernier.
En juillet dernier, Julien Medusa faisait les manchettes pour sa websérie «Homeless à Rolex» qui a été montrée du doigt. Cette fois, on reprochait à M. Duguay de ne pas avoir respecté la dignité des participants, alors que six personnes en situation d’itinérance ont été mises en compétition pour gagner un montant d’argent et une montre Rolex.