Justice

Attaque à la hache, insultes racistes: elle poursuit son voisin pour 700 000 $

«On vit dans la peur.»

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Elle poursuit son voisin, qui aurait attaqué sa fille avec une hache, pour 700 000$ Une mère de famille de Terrebonne dit vivre un véritable cauchemar depuis trois ans après que sa fille a été attaquée dans sa cour. Son voisin, qu’elle qualifie de raciste, aurait fracassé la vitre de sa voiture avec une hache alors que sa fille était à l’intérieur.

Une mère de famille de Terrebonne dit vivre un véritable cauchemar depuis trois ans. Sa fille a été attaquée dans sa cour: son voisin, qu’elle qualifie de raciste, aurait fracassé la vitre de sa voiture avec une hache alors que sa fille était à l’intérieur.

André Grégoire, 62 ans, fait aujourd’hui face à six chefs d’accusation.

Lors d’un premier événement survenu en 2023, Grégoire se serait cagoulé et aurait attaqué sa jeune voisine Destiny Montgomery avec une hache, en fracassant la vitrine de la voiture dans laquelle est se trouvait avec des amies.

Destiny a été blessée. Grégoire aurait proféré des insultes racistes.

«Il leur a dit de retourner dans leur pays et de sortir de son quartier. Il les a traités de gangs de rue. C’étaient des propos comme ça avec le mot en “N”», raconte la mère de famille et voisine de l’accusé, Lyndia Barthold.

En 2024, alors que la fille de Mme Barthold rentrait à la maison, elle aurait été à nouveau menacée par son voisin.

«Le monsieur courait pour venir vers elle et il lui criait “la dernière fois je t’ai manqué, cette fois-ci je manquerai pas”», affirme-t-elle.

En marge des accusations criminelles, la famille a aussi déposé une poursuite civile de 700 000 $ contre son voisin.

«Ce ne sont pas des voisins qui ont une maison éloignée, c’est des voisins qui sont vraiment directement à côté de nous. On doit les voir chaque jour, surtout en été», souligne Mme Barthold.

Dans la requête introductive d’instance déposée en Cour supérieure, on reproche à André Grégoire d’avoir été harcelant en appelant les policiers inutilement, par exemple.

«Durant l’été 2025, il n’arrêtait pas d’appeler la police pour des bacs de poubelles, pour dire qu’il y a du bruit chez nous et quand la police arrivait il n’y a jamais rien. Ils nous aussi ont accusé d’avoir volé leur chien», soutient la mère de famille.

Elle affirme que ses enfants ne peuvent pas aller jouer dans la cour sans que la femme de M. Grégoire leur cri des insultes.

«On vit vraiment dans la peur parce qu’on ne sait pas à quel moment cette personne-là peut commencer à déconner.»

—  Lyndia Barthold

Mme Barthold soutient qu’elle ne veut pas déménager, soulignant que ce n’est pas à elle de le faire de laisser son chez-soi pour «plaire à quelqu’un juste parce que cette personne a une haine à l’intérieur».

Du soutien de la Coalition rouge

Dans ses démarches, la famille est aussi soutenue par la Coalition rouge, un organisme qui vient en aide aux personnes issues de minorités visibles dans la défense de leurs droits.

«Notre objectif c’est d’exposer ce genre de situation et de mettre au courant la population pour qu’ils prennent des précautions et pour dénoncer en restant vigilant», soutient Alain Babineau de la Coalition Rouge.

Il affirme que la famille Barthold a dû requérir de l’aide psychologie pour le traumatisme causé à Destiny et à toute la famille, sans compter l’argent dépensé pour acquérir des outils de protection comme des caméras de surveillance.

«On est des Canadiens, on est des Québécois, ce n’est pas parce qu’on a la peau noire qu’on n’est pas d’ici», a lancé Mme Barthold.

Le dossier d’André Grégoire devait procéder jeudi au palais de justice de Laval, mais a été reporté à la fin du mois. Son avocate a refusé d’accorder une entrevue à Noovo Info.