La Fraternité des policiers et policières de Montréal entend contester le congédiement de sept policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), renvoyés en raison des allégations de comportements racistes et autres inconduites qui pesaient contre eux.
Dans une lettre envoyée aux membres, le président de la Fraternité, Yves Francoeur, indique que le syndicat qu’il dirige «a clairement exprimé que si des allégations s’avéraient véridiques, elles contreviendraient profondément» aux valeurs du regroupement.
Ceci étant dit, la Fraternité défend «des principes», et le renvoi des sept policiers soulève des «questions fondamentales de droit». «Il s’agit d’une méthode inconnue» qui pourrait être «préjudiciable» pour le policier dans le futur.
«Le droit qui encadre le lien d’emploi ne peut être réécrit unilatéralement par l’employeur en fonction de ce qu’il considère lui convenir dans des circonstances données […] Par conséquent, la Fraternité défendra la règle de droit, et prendra les mesures appropriées pour le faire», conclut M. Francoeur dans la missive.
Le SPVM a congédié sept de ses agents en lien avec les scandales des postes de quartier (PDQ) 21 et 39.
Les licenciements de ces cinq agents du PDQ 39 et deux agents du PDQ 21 sont en lien avec les allégations de gestes discriminatoires et racistes ainsi que des actes dérogatoires, a confirmé le directeur Fady Dagher en point de presse au quartier général du SPVM, lundi en fin d’après-midi.
Le chef Dagher avait prévenu vendredi dernier qu’on verrait en novembre d’importantes conséquences aux gestes qui auraient été posés par des membres de son corps policier.
Avec de l’information de Guillaume Théroux

