🌍 Conflit au Moyen-Orient

Un mort après une frappe israélienne dans le sud du Liban

Un drone a visé un deux-roues dans la localité de Qabrikha, tuant une personne et en blessant une autre.

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L'artiste plasticienne Lina Jouni parcourt les décombres d'une maison détruite par une frappe israélienne, à la recherche d'éclats provenant de munitions militaires israéliennes qu'elle utilisera dans ses œuvres, dans le village de Roumin, au sud du Liban, dimanche 25 octobre 2026. L'artiste plasticienne Lina Jouni parcourt les décombres d'une maison détruite par une frappe israélienne, à la recherche d'éclats provenant de munitions militaires israéliennes qu'elle utilisera dans ses œuvres, dans le village de Roumin, au sud du Liban, dimanche 25 octobre 2026. (Hassan Ammar/AP Photo/Hassan Ammar)

Un homme a été tué mercredi dans une frappe israélienne au sud du Liban, a indiqué le ministère de la Santé - première annonce d’un tel décès depuis le mois de septembre - l’armée israélienne indiquant avoir ciblé deux «suspects» observant ses troupes.

Un drone a visé un deux-roues dans la localité de Qabrikha, tuant une personne et en blessant une autre, a précisé de son côté l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

L’armée israélienne a ensuite affirmé avoir «frappé deux suspects qui observaient des soldats» israéliens «dans la région de Qabrikha, à l’extérieur" de la zone qu’elle occupe dans le sud du Liban et qualifie de «zone de sécurité».

Les frappes aériennes et les opérations terrestres israéliennes au Liban ont fait plus de 4300 morts depuis le début du conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien en mars, selon Beyrouth.

Les hostilités ont baissé d’intensité depuis fin juin, à la faveur d’un protocole d’accord américano-iranien et d’un accord-cadre entre le Liban et Israël, qui prévoit un cessez-le-feu, le retrait progressif des forces israéliennes sous réserve d’un désarmement du Hezbollah, et le déploiement de l’armée libanaise dans le sud du pays.

Si la violence a diminué, la mise en œuvre de l’accord-cadre piétine.

En septembre, 13 personnes avaient été tuées dans une frappe israélienne sur un village de la région de Nabatiyé, et Israël continue d’occuper une large bande territoriale dans le sud du Liban, et y mène des destructions systématiques, selon les autorités libanaises.

Lors d’un déplacement mercredi auprès de ses troupes dans la région frontalière de Khiam, au sud-est du Liban, le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir a déclaré que ses forces «ne laisseraient pas le Hezbollah mettre en place une infrastructure terroriste dans la région».

Le même jour, le premier ministre libanais Nawaf Salam a mis en garde contre le risque que le pays soit entraîné dans un nouveau conflit en cas de reprise des frappes contre l’Iran, dans un avertissement au Hezbollah.

Le mouvement chiite avait entraîné le pays dans le conflit régional par des tirs le 2 mars contre Israël, en soutien à l’Iran attaqué par les États-Unis et Israël.

«Je renouvelle ma mise en garde contre les dangers qu’il y aurait à entraîner le Liban dans une nouvelle aventure insensée, au service d’intérêts extérieurs», a dit le premier ministre.

«Nous n’accepterons pas que le pays redevienne le théâtre des conflits des autres», a-t-il ajouté, soulignant que le Liban a «déjà payé un lourd tribut».

Ces derniers jours, des médias ont évoqué une possible campagne militaire courte et intense contre l’Iran dans la foulée des élections de mi-mandat aux États-Unis après une série de déclarations belliqueuses américaines et israéliennes.