Le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, est à Téhéran ce week-end pour transmettre un message au Guide suprême iranien, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, de la part du chef de l’armée pakistanaise, le maréchal Asim Munir, selon l’agence de presse officielle iranienne IRNA. Aucun détail n’a été donné sur le contenu du message.
Khamenei n’a pas été vu en public depuis qu’il a été nommé dirigeant de la République islamique après l’assassinat de son père le premier jour de la guerre, le 218 février, lorsque les États-Unis et Israël ont lancé une campagne de bombardements contre l’Iran.
M. Naqvi a rencontré samedi soir le ministre iranien de l’Intérieur, Eskandar Momeni, et s’est entretenu dimanche matin avec le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, selon les médias officiels iraniens.
Les autorités pakistanaises ont déclaré qu’Islamabad, avec le soutien de pays de la région, notamment le Qatar, la Turquie et l’Égypte, s’efforçait de contribuer à aplanir les divergences entre les États-Unis et l’Iran et d’encourager les efforts visant à réduire les tensions et à garantir la réouverture du détroit d’Ormuz.
L’armée américaine a déclaré samedi avoir abattu plusieurs missiles et drones iraniens lancés en direction du détroit d’Ormuz et des alliés arabes du Golfe, et avoir frappé en riposte certains sites de radars de surveillance côtiers de la République islamique.
«Les drones d’attaque représentaient une menace immédiate pour le trafic maritime régional», a déclaré le Commandement central américain.
Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique a, pour sa part, indiqué avoir pris pour cible la base aérienne Ali Al Salem, qui accueille les forces américaines au Koweït, ainsi que la 5e flotte de la marine américaine à Bahreïn, selon l’agence de presse officielle IRNA.
L’armée américaine a souligné qu’aucun blessé n’avait été signalé au sein du personnel américain.
Plus tôt dans le mois, des drones iraniens avaient gravement endommagé un terminal de passagers de l’aéroport principal du Koweït, tuant une personne et en blessant des dizaines d’autres.
L’armée américaine a maintenu son blocus sur les ports iraniens en réponse à l’emprise de Téhéran sur le détroit d’Ormuz, un corridor crucial pour les expéditions mondiales de pétrole et de gaz naturel.
Les prix de l’énergie ont grimpé en flèche, posant des problèmes politiques au Parti républicain du président américain Donald Trump à l’approche des élections législatives de mi-mandat en novembre, aux États-Unis.


