Donald Trump a appelé le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lundi, a indiqué un responsable de la Maison-Blanche à l’AFP, un échange qui suit des frappes réciproques de l’Iran et d’Israël.
Le président américain a appelé lundi les deux pays à cesser «immédiatement» les hostilités, dans un message sur son réseau Truth Social.
La relation entre les dirigeants américain et israélien s’est nettement tendue ces dernières semaines, Donald Trump allant jusqu’à lancer à Benjamin Netanyahou qu’il était «complètement fou» lors d’un récent échange téléphonique.
Dans un entretien au média Axios dimanche, le président américain a mis en garde le premier ministre israélien contre toute riposte après des tirs de missiles de l’Iran: «Je vais appeler Bibi [le surnom de Netanyahou] tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l’Iran a eu sa frappe. On n’a pas besoin d’une autre» frappe.
Benjamin Netanyahou, au risque de froisser son plus grand allié sur la scène internationale, a pourtant donné son feu vert à des frappes.
Depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, c’est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien et qu’Israël bombarde le sol iranien.
Cette reprise des hostilités ne fait pas les affaires de Donald Trump, qui promet depuis longtemps un accord mettant fin pour de bon au conflit déclenché le 28 février, très impopulaire aux États-Unis.
Côté israélien, le premier ministre est lui sous pression pour conserver une ligne intransigeante s’agissant de l’Iran.
Dans un entretien avec le Financial Times dimanche, le président américain a jugé que le dirigeant israélien devrait accepter tout accord négocié entre Washington.
«Il n’aura pas le choix», a déclaré Donald Trump au quotidien économique. «C’est moi qui décide. C’est moi qui décide tout. Il ne décide pas.»
