🌍 Conflit au Moyen-Orient

Plusieurs morts à Gaza dans des frappes israéliennes au 3e anniversaire de l’attaque du Hamas

«Après trois années de siège, de massacres et de destruction, Israël a transformé la bande de Gaza en un lieu inhabitable, détruisant tout.»

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Des Palestiniens marchent dans une rue bordée de bâtiments détruits lors des frappes militaires israéliennes pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, mardi 6 octobre 2026. Des Palestiniens marchent dans une rue bordée de bâtiments détruits lors des frappes militaires israéliennes pendant la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza, mardi 6 octobre 2026. (Jehad Alshrafi/AP Photo/Jehad Alshrafi)

Cinq Palestiniens ont été tués mercredi dans des frappes israéliennes sur la bande de Gaza, selon plusieurs sources locales, au moment où Israël commémore l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a aussi marqué le début de la guerre dans le territoire palestinien.

«Après trois années de siège, de massacres et de destruction, Israël a transformé la bande de Gaza en un lieu inhabitable, détruisant tout», a affirmé à l’AFP Mahmoud Abou Hassira, un habitant de la ville de Gaza (nord).

L’hôpital al-Chifa, situé à Gaza-ville, a fait état de deux morts à l’aube dans une frappe israélienne à Jabalia, dans le nord du territoire. La Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste palestinien Hamas, a identifié l’une des victimes comme un de ses bénévoles, âgé de 23 ans.

À Khan Younès, dans le sud du territoire, l’hôpital Nasser a fait état de trois morts supplémentaires dans des frappes israéliennes menées en plusieurs endroits de la ville, dont un homme de 60 ans. Plusieurs personnes ont également été blessées, selon la même source.

L’armée israélienne a affirmé dans un communiqué avoir «neutralisé» deux «terroristes», accusant l’un d’avoir posé des explosifs à l’hôpital Kamal Adwan, dans le nord de Gaza, et l’autre d’appartenir à la branche armée du Hamas, alors qu’il était présenté comme travaillant pour la Défense civile.

Sollicitée par l’AFP au sujet des autres victimes, l’armée israélienne n’avait pas répondu dans l’immédiat.

De puissantes détonations ont été entendues de l’autre côté de la frontière, en Israël, par des proches de victimes du 7 octobre rassemblés tôt mercredi sur le site du festival Nova pour rendre hommage aux plus de 300 festivaliers tués trois ans plus tôt, selon des journalistes de l’AFP.

«Sous les décombres»

À Gaza, la situation humanitaire reste désastreuse malgré un fragile cessez-le-feu négocié sous l’égide des États-Unis et entré en vigueur en octobre 2025.

Des centaines de milliers de Palestiniens vivent toujours sous des tentes ou dans des abris temporaires, qui s’étendent sur les plages ou à proximité de tas de gravats provenant d’immeubles bombardés.

«Nous avions autrefois des maisons, mais nous avons perdu nos proches, dont les corps reposent encore sous les décombres», a relaté Bassam Nasser, habitant de Beit Hanoun, une ville désormais largement détruite dans le nord de Gaza, qui a été déplacé dans les premiers jours de la guerre.

Un manifestant brandit une pancarte pour réclamer la fin de ce que les organisateurs qualifient de génocide à Gaza, à l'occasion du troisième anniversaire des attentats du 7 octobre contre Israël, à Londres, le 7 octobre 2026. Un manifestant brandit une pancarte pour réclamer la fin de ce que les organisateurs qualifient de génocide à Gaza, à l'occasion du troisième anniversaire des attentats du 7 octobre contre Israël, à Londres, le 7 octobre 2026. (Kin Cheung/AP Photo/Kin Cheung)

Israël affirme contrôler environ 60% de la bande de Gaza, sur le pourtour extérieur du territoire, y compris Beit Hanoun, tandis que la majeure partie de la population palestinienne vit dans les zones restantes, sous contrôle du Hamas.

Pour Ahmed Nasser, un autre habitant de la ville de Gaza, la vie reste désespérément difficile. «La guerre et la famine nous ont laissés affamés, terrifiés et déplacés, vivant sous des tentes et peinant à faire face à la flambée des prix», a-t-il témoigné auprès de l’AFP.

L’offensive militaire israélienne à Gaza a déplacé quasiment toute la population gazaouie et a fait plus de 74 200 morts côté palestinien, selon le ministère de la Santé de ce territoire, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.