Conflit au Moyen-Orient

Manifestations pour l’Iran et contre la guerre à travers le monde

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Britain Iran Israel US Protest Des manifestants brandissent des drapeaux et des pancartes devant l'ambassade américaine, lors d'une marche organisée par la coalition Stop the War à Londres, le samedi 7 mars 2026. (Alberto Pezzali/AP)

Des drapeaux ornés d’un lion, symboles de l’ancienne monarchie iranienne, flottaient samedi dans diverses villes à travers le monde, tandis que des manifestants défilaient au contraire en soutien à la République islamique, une semaine après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient.

Certains sont sortis pour soutenir le retour de Reza Pahlavi, le fils du défunt chah d’Iran, installé aux États-Unis.

D’autres manifestaient contre la guerre et quelques uns soutenaient le défunt guide suprême, Ali Khamenei, tué lors des premières frappes américano-israéliennes sur l’Iran.

À Paris deux manifestations ont eu lieu, l’une soutenant le fils du défunt chah pour qu’il dirige une phase de transition, l’autre contestant ce scénario.

«Je soutiens Pahlavi qui appelle à la révolution», a déclaré à l’AFP Masoud Ghanaatian, étudiant de 35 ans, lors d’une manifestation dans le sud de la capitale française, où les participants brandissaient des photos du fils du défunt chah, ainsi que des drapeaux américains, israéliens et iraniens (d’avant la révolution islamique de 1979).

«C’est quelqu’un de démocrate. Il peut faire la transition et promet d’organiser des élections», a poursuivi M. Ghanaatian.

Cette manifestation a rassemblé, selon la préfecture de police de Paris, 1400 personnes.

Des centaines de manifestants pro-Pahlavi se sont aussi rassemblés à Stockholm, brandissant des photos de lui et de son père.

Dans d’autres cortèges, notamment à Paris, on pouvait voir des manifestants portant des gilets jaunes sur lesquels était inscrit «Free Iran» (Iran libre), des autocollants collés sur la paume de leurs mains portant le message «No Shah, no Mullah» («Ni chah, ni mollah»).

À Amsterdam, des manifestants serpentaient le long de l’un des canaux de la ville, brandissant des drapeaux israéliens, américains et iraniens et appelant le gouvernement à inviter Reza Pahlavi à venir aux Pays-Bas et à fermer l’ambassade iranienne.

En Grande-Bretagne, des manifestants opposés à la guerre se sont rassemblés tôt samedi matin à l’entrée d’une base de l’armée de l’air à Fairford (sud-ouest de l’Angleterre), portant des pancartes avec les inscriptions «Hands off Iran», «Peace» et «Yanks go home» («Ne touchez pas à l’Iran», «Paix» et «Yankees, rentrez chez vous», le terme «Yankees» faisant référence aux Américains).

Le gouvernement britannique a annoncé samedi que les forces armées américaines ont commencé à utiliser des bases britanniques pour des «opérations défensives» dans la guerre en cours au Moyen-Orient? Des bombardiers B-1 de l’US Air Force ont notamment atterri à Fairford, a constaté l’AFP.

Une manifestation contre la guerre a également eu lieu à Chypre.

En Afrique du Sud -- pays qui a poursuivi Israël devant la Cour internationale de justice, l’accusant de génocide pendant la guerre de Gaza, une accusation qu’Israël conteste -- des dizaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat des États-Unis à Johannesburg, tenant des photos de Ali Khamenei, le drapeau de la République islamique et des pancartes critiquant Israël.

Au Cap, dans le sud du pays, des militants iraniens pro-démocratie et des partisans d’Israël ont eux brandi des drapeaux israéliens et scandé des slogans dans le centre commercial Albert Waterfront.

Plusieurs contre-manifestants y portaient des pancartes dénonçant Israël et soutenant les Palestiniens.