Conflit au Moyen-Orient

Des sanctions américaines contre une agence iranienne récemment fondée

Cette mesure constitue la dernière tentative des États-Unis d’utiliser la pression économique, en plus de l’action militaire, pour contraindre les dirigeants iraniens à un accord.

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Le président Donald Trump se dirige de Marine One vers Air Force One à l'aéroport de Morristown, le vendredi 22 mai 2026, à Morristown, dans le New Jersey. Photo AP Le président Donald Trump se dirige de Marine One vers Air Force One à l'aéroport de Morristown, le vendredi 22 mai 2026, à Morristown, dans le New Jersey. Photo AP (Alex Brandon)

L’administration Trump a imposé mercredi de nouvelles sanctions à l’Iran dans le cadre d’une vaste campagne de pression économique menée pendant la guerre. Cette fois-ci, elle cible l’agence iranienne récemment créée qui tente de contrôler la navigation dans le détroit d’Ormuz.

Ces sanctions ont été annoncées mercredi soir après que les forces américaines ont mené des frappes contre une installation militaire iranienne après la destruction de drones d’attaque iraniens, selon des responsables américains non autorisés à s’exprimer publiquement et ayant requis l’anonymat.

Cette mesure, initialement rapportée par l’Associated Press, constitue la dernière tentative des États-Unis d’utiliser la pression économique, en plus de l’action militaire, pour contraindre les dirigeants iraniens à un accord mettant fin au conflit et à la réouverture de cette voie maritime où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux.

Le président Donald Trump a déclaré qu’un accord était imminent, mais les négociations sont toujours en cours. La hausse des prix de l’énergie et autres coûts liés au blocage de facto du détroit par l’Iran a accentué la pression politique sur M. Trump et les autres républicains à l’approche des élections de mi-mandat.

«La dernière tentative de l’armée iranienne d’extorquer le commerce maritime mondial prouve que la crise économique a plongé le régime dans un besoin désespéré de liquidités», a commenté le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, dans un communiqué.

Les sanctions, annoncées au début du mois, visent l’Autorité du détroit du Golfe persique et toute personne ou entité coopérant avec elle, qui autorise le transit dans le détroit et perçoit des droits de passage pouvant atteindre 2 millions $US par navire.

Le puissant corps paramilitaire des Gardiens de la révolution iraniens a défendu cette mesure de contrôle, affirmant que le seul itinéraire sûr pour traverser cette voie maritime cruciale est le corridor qu’il a désigné et que tout navire s’en écartant s’expose à de multiples attaques et risques.

Trump n'est «pas satisfait» pour l’instant des propositions de l’Iran L’Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les États-Unis, malgré les récentes frappes américaines, sur fond de regain d’optimisme des marchés où les cours du pétrole reculaient.

L’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz a provoqué des chocs énergétiques mondiaux et fait suite au déclenchement des hostilités entre les États-Unis et Israël le 28 février. Les prix du pétrole, du gaz et des produits dérivés ont flambé, et les experts estiment qu’il faudra plusieurs semaines, voire des mois, pour que le trafic maritime et les prix se rétablissent une fois la voie maritime rouverte.

En réponse, les États-Unis bloquent les ports iraniens depuis plus d’un mois, et Donald Trump a déclaré que ce blocus «restera pleinement en vigueur jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé».

Ces nouvelles sanctions économiques interviennent alors que Washington et Téhéran mènent des négociations parmi les plus intenses de ces dernières années, dans le but de mettre fin au conflit et de trouver une solution durable aux différends entre ces deux adversaires de longue date.

Mercredi, Donald Trump a assuré que l’Iran était «à bout de souffle» et que les deux parties se rapprochaient d’un accord, même après que l’armée américaine a annoncé lundi avoir mené des frappes «d’autodéfense» contre des sites de lancement de missiles et des bateaux posant des mines.

Les frappes de mercredi risquent d’aggraver les complications.

«Ils souhaitent ardemment conclure un accord, a exprimé Donald Trump lors d’une réunion du Cabinet mercredi. Pour l’instant, ils n’y sont pas parvenus. Nous ne sommes pas satisfaits, mais nous le serons — soit cela, soit nous devrons aller jusqu’au bout.»

Le président républicain a également réitéré son avertissement selon lequel les combats reprendraient en l’absence d’accord, mais il a nuancé ses propos à plusieurs reprises ces derniers mois.