🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le président Trump menace de lancer de nouvelles frappes contre l'Iran

«Le président Trump ne va pas rester les bras croisés et laisser ce comportement terroriste se poursuivre.»

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Un Palestinien roule à vélo près des décombres d'immeubles détruits pendant la guerre entre Israël et le Hamas, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le vendredi 31 juillet 2026. Photo AP/Abdel Kareem Hana Un Palestinien roule à vélo près des décombres d'immeubles détruits pendant la guerre entre Israël et le Hamas, à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le vendredi 31 juillet 2026. Photo AP (Abdel Kareem Hana)

Le président américain Donald Trump a menacé de lancer de nouvelles frappes contre l’Iran, alors que les États-Unis font pression pour la réouverture du détroit d’Ormuz.

Quelques heures plus tard, samedi, le Koweït a riposté à une nouvelle série d’attaques de drones lancées depuis l’Iran, alors qu’un pétrolier avait été touché dans cette voie navigable stratégique.

Dans le même temps, Israël a lancé des frappes massives sur la bande de Gaza après que le groupe militant palestinien Hamas a accepté de déposer les armes.

S’adressant aux journalistes vendredi lors d’une réunion avec les membres de son cabinet à la résidence présidentielle de Camp David, dans le Maryland, M. Trump a avancé qu’il voulait «simplement gagner» en Iran et a laissé entendre qu’il s’attendait à ce que l’action militaire américaine se poursuive pendant un certain temps.

Il a ajouté que les États-Unis frapperaient l’Iran «très durement» jusqu’à ce que ce pays n’en puisse plus.

Plus tard dans la journée, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a réitéré la frustration de l’administration américaine, accusant Téhéran d’avoir signé le mois dernier un protocole d’accord avec les États-Unis sur un cessez-le-feu, puis de l’avoir rapidement «rompu, en tirant sur des navires commerciaux et en tuant des soldats américains».

«Le président Trump ne va pas rester les bras croisés et laisser ce comportement terroriste se poursuivre, a souligné Mme Leavitt dans un communiqué vendredi soir. L’Iran continuera à en payer le prix jusqu’à ce qu’il s’assoie à la table des négociations d’une manière que le président Trump jugera significative.»

L’armée koweïtienne a indiqué samedi que ses forces ripostaient à des attaques de drones, qui s’inscrivaient dans le cadre des agressions iraniennes contre le pays.

Dans un communiqué, le général de division Saud Abdulaziz Al-Otaibi, porte-parole du ministère koweïtien de la Défense, a mentionné que les drones avaient frappé «plusieurs installations vitales», notamment un bâtiment administratif situé dans le nord du pays. Il a précisé qu’il n’y avait pas eu de victimes.

La Marine britannique a indiqué samedi qu’un pétrolier avait été touché et qu’une autre explosion s’était produite à proximité d’un navire dans le détroit d’Ormuz, au large des côtes d’Oman.

Aucune victime n’a été signalée lors de ces deux incidents, a-t-elle précisé.

L’Organisation britannique du commerce maritime a déclaré qu’un projectile non identifié avait touché le navire vendredi à 11 milles marins au nord-est de Lima, en Oman. L’attaque a endommagé la salle des machines du navire.

L’organisation a fait savoir samedi qu’un grand éclaboussement et une explosion avaient été signalés à proximité d’un autre pétrolier alors que celui-ci naviguait à 21 milles marins au nord-ouest de la ville de Khasab.

L’Iran a attaqué à plusieurs reprises des navires tentant de transiter par le détroit d’Ormuz sans son autorisation, dans le cadre de son conflit en cours avec les États-Unis.

Des frappes israéliennes intenses vendredi soir et samedi ont tué au moins quatre personnes dans le centre et le nord de Gaza et en ont blessé des dizaines d’autres, selon les autorités sanitaires locales.

Ces frappes font suite à la confirmation par le Hamas, vendredi, de son intention de se désarmer, ce qui pourrait constituer une avancée décisive pour mettre fin à la guerre à Gaza, même si des obstacles majeurs subsistent.

Israël n’a pas officiellement commenté l’accord avec le Hamas, qui s’inscrit dans le cadre d’un cessez-le-feu négocié par les États-Unis et annoncé en octobre dernier.

Cet accord prévoyait que le Hamas se désarme et cède le pouvoir à une administration palestinienne indépendante. Israël devait se retirer et une force internationale de stabilisation devait être déployée.

Dans un message publié vendredi sur X, le député israélien d’extrême droite Itamar Ben-Gvir a qualifié cet accord d’«inacceptable».

Les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi à Gaza ont fait suite à des ordres d’évacuation donnés par l’armée israélienne.

Un responsable militaire israélien a déclaré que ces frappes visaient le Hamas. Ce responsable s’est exprimé sous couvert d’anonymat, conformément à la réglementation.

Samy Magdy

Samy Magdy

Journaliste

Aamer Madhani

Aamer Madhani

Journaliste