🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le pétrole chute avec l’accalmie des frappes au Moyen-Orient

«Cela n’a pas encore entraîné de reprise significative du trafic de navires passant par le détroit d’Ormuz», ont souligné des analystes.

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Des pétroliers et des navires de marchandises sont visibles dans le golfe d'Oman, le long des voies maritimes reliant le détroit d'Ormuz et la mer d'Arabie, ce mardi 16 juin 2026. (Photo AP) Des pétroliers et des navires de marchandises sont visibles dans le golfe d'Oman, le long des voies maritimes reliant le détroit d'Ormuz et la mer d'Arabie, ce mardi 16 juin 2026. (Photo AP) (Uncredited)

Les cours du pétrole sont en forte baisse lundi, le Moyen-Orient sortant d’une troisième nuit consécutive sans frappes entre l’Iran et les États-Unis, et Donald Trump laissant «de la place» pour des pourparlers selon son ambassadeur à l’ONU.

Aucun bombardement américain n’a été signalé en Iran depuis vendredi soir, marquant une pause dans les hostilités après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.

«Comme notre stratégie est essentiellement basée sur la riposte, nous avons également interrompu nos opérations», a commenté le porte-parole de l’armée iranienne, Mohammad Akraminia.

Cette accalmie rassure les marchés sur la possibilité d’une solution diplomatique. En matinée, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, dégringolait de 8,52%, à 88,53$.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, tombait de 7,32%, à 82,77$.

Cependant, «cela n’a pas encore entraîné de reprise significative du trafic de navires passant par le détroit d’Ormuz», ont souligné les analystes d’ING.

Ce passage maritime, dont Téhéran cherche le contrôle depuis le début du conflit, reste au cœur des tensions avec Washington.

Trump menace les Houthis et l’Iran d’une «punition militaire majeure» Voyez le récapitulatif au bulletin Noovo Info.

La marine des Gardiens de la Révolution iraniens a d’ailleurs empêché lundi six navires d’emprunter le détroit d’Ormuz, après qu’ils avaient tenté d’y transiter par des routes non autorisées par les autorités iraniennes, a rapporté la télévision d’État iranienne.

Et sur le nouveau front du conflit, opposant l’Arabie saoudite aux rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, les hostilités se sont intensifiées. Les Houthis ont notamment visé samedi des sites pétroliers.

L’Iran a aussi mis en garde l’Ukraine des conséquences «imprévisibles» après l’attaque, ce week-end, d’un de ses navires en mer Caspienne, attribuée à Kiev.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait indiqué samedi que Kiev avait mené des frappes de longue portée en mer Caspienne contre des navires transportant du matériel militaire impliquant l’Iran, soulignant la dimension de plus en plus internationale de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

Ainsi, même si l’accalmie entre les États-Unis et l’Iran est «sans aucun doute bienvenue» au vu des tensions encore existantes, «on ne pourrait reprocher à personne de conclure que toute trêve, cessez-le-feu ou armistice pourrait s’avérer illusoire», a noté Tamas Varga, analyste chez PVM.