🌍 Conflit au Moyen-Orient

La Turquie veut élargir son pacte de défense conclu avec l’Arabie saoudite et le Pakistan

«Nous aspirons à son élargissement et peut-être que des conditions propices permettront un jour à tous les pays de la région de se rassembler sous son égide.»

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De gauche à droite, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif posent après avoir signé un accord trilatéral de défense à La Mecque, en Arabie saoudite, le vendredi 7 août 2026. (Agence de presse saoudienne via AP) De gauche à droite, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif posent après avoir signé un accord trilatéral de défense à La Mecque, en Arabie saoudite, le vendredi 7 août 2026. (Agence de presse saoudienne via AP) (Saudi Press Agency)

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dit mercredi vouloir élargir l’accord de défense scellé vendredi à La Mecque entre son pays, l’Arabie saoudite et le Pakistan, dans un entretien au quotidien panarabe Asharq Al-Awsat.

«Nous aspirons à son élargissement et peut-être que des conditions propices permettront un jour à tous les pays de la région de se rassembler sous son égide», a indiqué le dirigeant turc au moment où le conflit au Moyen-Orient s’enlise.

Le chef de la diplomatie turque Hakan Fidan avait déjà émis ce souhait samedi, prédisant que l’Égypte rejoindrait les trois pays à majorité sunnite «à la prochaine étape».

Mais l’Égypte, où M. Fidan doit se rendre jeudi et vendredi, n’a fait aucun commentaire à ce sujet. Des informations de presse font en outre état de réticences émanant tant des dirigeants égyptiens que saoudiens face à cette perspective.

M. Erdogan, qui qualifie ce pacte incluant une clause de défense mutuelle d’«accord de La Mecque», l’a justifié en arguant que «les questions régionales doivent être résolues par les acteurs régionaux», «en dehors de toute formule imposée de l’extérieur».

«Les solutions importées de l’étranger ne sont synonymes que de désastres», a asséné le président turc.