🌍 Conflit au Moyen-Orient

Le Pakistan condamne une attaque houthie qui a tué trois de ses ressortissants

Le Pakistan est lié à l’Arabie saoudite par un pacte de défense, élargi la semaine dernière à la Turquie.

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Des partisans des Houthis scandent des slogans lors d'un rassemblement contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen, vendredi 31 juillet 2026. Des partisans des Houthis scandent des slogans lors d'un rassemblement contre la coalition dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen, vendredi 31 juillet 2026. (Osamah Abdulrahman/AP Photo/Osamah Abdulrahman)

Le Pakistan a condamné mercredi une attaque des Houthis du Yémen contre un navire en mer Rouge, qui a fait trois morts parmi ses ressortissants, quelques jours après avoir scellé un pacte de défense avec l’Arabie saoudite et la Turquie.

Les garde-côtes yéménites avaient fait état mardi de six morts, dont des Pakistanais et un ressortissant indonésien, dans cette attaque des rebelles soutenus par l’Iran sur fond de reprise des hostilités face au gouvernement du Yémen appuyé par Ryad.

«J’ai appris avec une profonde inquiétude cet incident regrettable», a écrit sur X le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, confirmant la mort de trois Pakistanais et faisant état d’un blessé.

«Le Pakistan condamne fermement l’attaque des Houthis contre un navire commercial non militaire», a-t-il dit.

Il a ajouté être «en contact avec les autorités saoudiennes compétentes ainsi qu’avec le gouvernement yéménite reconnu internationalement afin d’obtenir davantage d’informations» sur les circonstances.

Le Pakistan est lié à l’Arabie saoudite par un pacte de défense, élargi la semaine dernière à la Turquie. Mais Islamabad joue parallèlement les médiateurs entre l’Iran et les États-Unis pour tenter de mettre un terme durable au conflit.

Trump menace les Houthis et l’Iran d’une «punition militaire majeure» Voyez le récapitulatif au bulletin Noovo Info.

Son ministre de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, se trouve actuellement à Téhéran pour tenter de relancer les pourparlers.

Certains analystes s’interrogent ainsi sur la capacité du pays à préserver sa neutralité alors que le conflit entraîne progressivement de nouveaux acteurs dans la région.

Islamabad insiste sur le caractère «purement défensif» de son pacte avec Ryad et Ankara, qui prévoit qu’une attaque contre l’un des trois pays soit considérée comme une attaque contre les trois, et assure qu’il «ne vise aucun pays».

Les hostilités entre les Houthis et le gouvernement yéménite soutenu par l’Arabie saoudite ont repris en juillet, pour la première fois depuis une trêve négociée en 2022, dans une nouvelle étape de l’embrasement régional consécutif au conflit entre les États-Unis et l’Iran.