🌍 Conflit au Moyen-Orient

La Corée du Sud envisage d’aider à la sécurisation du détroit d’Ormuz

Le ministère de la Défense envisage d’envoyer un navire de soutien logistique mais aussi un aéronef de patrouille maritime.

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Un homme se repose dans un abri au bord de l'eau tandis que des navires commerciaux sont à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, vendredi 4 septembre 2026. Photo AP Un homme se repose dans un abri au bord de l'eau tandis que des navires commerciaux sont à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, vendredi 4 septembre 2026. Photo AP (Vahid Salemi)

La Corée du Sud envisage d’apporter sa «contribution» pour sécuriser la navigation dans le détroit stratégique d’Ormuz, entravée depuis le début du conflit entre les États-Unis et l’Iran, a indiqué vendredi la présidence du pays asiatique.

«Des contributions pour le détroit d’Ormuz pourraient être gérées dans des limites qui ne compromettent pas l’état de préparation militaire de la Corée du Sud face à la menace de la Corée du Nord», a déclaré à la presse un porte-parole de la présidence, précisant qu’une évaluation en ce sens était en cours.

La chaîne de télévision sud-coréenne JTBC avait affirmé jeudi que le gouvernement sud-coréen était disposé à déployer des moyens militaires dans le détroit d’Ormuz, mais les ministères de la Défense et des Affaires étrangères avaient par la suite indiqué qu’aucune décision n’avait été prise à ce sujet.

Le ministère de la Défense envisage d’envoyer un navire de soutien logistique mais aussi un aéronef de patrouille maritime chargé de surveiller les sous-marins et navires de surface présentant une menace, d’après le média SBS, qui cite un haut responsable militaire.

Une équipe de démineurs pourrait aussi être dépêchée, toujours selon SBS, pour conduire des opérations conjointes avec des marines étrangères.

Le président américain Donald Trump avait annoncé le 16 août réduire fortement la participation des États-Unis à des exercices militaires annuels conjoints avec la Corée du Sud, un camouflet pour Séoul, estimant que ces manœuvres envoyaient «un signal totalement inapproprié et hostile» à Pyongyang.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Il avait également fait un lien entre sa décision et le conflit dans le Golfe, déclenché par l’offensive des États-Unis et d’Israël contre l’Iran le 28 février.

«Bien que ce soit relativement sans rapport (?), j’ai récemment demandé au président de la Corée du Sud s’ils voudraient se joindre à nous dans la dénucléarisation de la République islamique d’Iran et ils ont dit “Non merci!”», avait-il écrit sur son réseau Truth Social.

Les États-Unis tentent depuis des mois de convaincre leurs alliés de participer militairement à la sécurisation du détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Depuis le début du conflit, Téhéran prend pour cible les navires qui tentent de passer le détroit sans son autorisation, et les États-Unis mettent en retour en œuvre un blocus des ports iraniens.