🌍 Conflit au Moyen-Orient

Israël veut déplacer les Palestiniens hors de Gaza

«En définitive, il n’existe pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration de sa population», a déclaré le ministre Israël Katz.

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Des Palestiniens regardent un jeune homme plonger dans la mer Méditerranée au coucher du soleil à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, vendredi 28 août 2026. Des Palestiniens regardent un jeune homme plonger dans la mer Méditerranée au coucher du soleil à Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, vendredi 28 août 2026. (Abdel Kareem Hana/AP Photo/Abdel Kareem Hana)

Israël est prêt à déplacer les habitants de Gaza hors du territoire ravagé par la guerre si les États-Unis donnent leur feu vert, a déclaré mercredi son ministre de la Défense, évoquant des transferts «par la mer et par les airs».

«En définitive, il n’existe pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration de sa population», a déclaré le ministre Israël Katz lors d’une conférence organisée par le site d’information israélien Ynet.

L’an dernier, le président américain Donald Trump avait proposé de «faire le ménage» en transférant les quelque deux millions d’habitants de Gaza vers des pays comme l’Égypte et la Jordanie, avant de rétropédaler face au tollé.

Selon M. Katz, M. Trump «n’a pas renoncé à son idée, il l’a seulement suspendue» face à la pression de pays arabes. «Mais le plan n’est pas remisé, il fait l’objet de discussions en permanence, même en ce moment», a assuré le ministre israélien.

Sans dire d’où il tenait ce chiffre, M. Katz a aussi assuré que «80% (des Gazaouis) veulent partir», mais que le Hamas «les en empêche».

Le gouvernement israélien est «organisé, et prêt à les faire sortir par la mer, par les airs, par toutes les voies possibles», a-t-il ajouté.

«Mais pour que cela se produise, nous avons besoin des États-Unis. Quand donneront-ils leur accord ? Lorsqu’il deviendra clair que le Hamas ne remplit pas ses obligations» dans le cadre des négociations autour du plan de paix défendu par les États-Unis, a-t-il poursuivi.

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.

M. Katz défend depuis plusieurs mois une telle mesure présentée comme une émigration volontaire des habitants de la bande de Gaza.

Son collègue Bezalel Smotrich, ministre des Finances issu d’un parti d’extrême droite, a même proposé en février d’élargir cette mesure aux Palestiniens de Cisjordanie.

Le déplacement forcé d’une population civile est un crime de guerre, au regard du droit international.

À Gaza, la plupart des habitants ont été déplacés par la guerre destructrice lancée par Israël après les attaques sans précédent du 7 octobre menées par le Hamas qui ont fait plus de 1200 morts sur le sol israélien.

Depuis trois ans, plus de 73 000 personnes ont été tuées par l’armée israélienne à Gaza, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.