Israël a frappé la banlieue sud de Beyrouth, quelques jours seulement après l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu conclu à Washington.
Selon le cabinet du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, ces frappes constituaient une riposte aux tirs effectués plus tôt par des combattants du Hezbollah en direction du nord d’Israël. Le communiqué officiel indique que les attaques visaient des «centres de commandement» situés dans les quartiers urbains tentaculaires de la capitale libanaise. Le Hezbollah n’a pas immédiatement revendiqué la responsabilité des tirs contre Israël.
Ces frappes interviennent après que les gouvernements libanais et israélien eurent renouvelé à Washington un accord de cessez-le-feu dans le cadre de pourparlers en cours. Le Liban espère que ceux-ci mettront fin à la guerre dans tout le pays. Aucune information immédiate n’a fait état de victimes.
Israël avait déjà frappé à deux reprises la banlieue sud de la capitale libanaise depuis l’entrée en vigueur du premier accord entre le Liban et Israël, le 17 avril. Les frappes sur le sud du Liban se poursuivent quotidiennement, tandis que des combattants du Hezbollah et des troupes israéliennes se sont également affrontés.
Israël avait annoncé lundi qu’il frapperait la banlieue sud après que le Hezbollah eut revendiqué des attaques dans le nord d’Israël. Cependant, des pourparlers de dernière minute menés par l’intermédiaire de Washington ont mis fin aux attaques, à condition que le Hezbollah cesse de prendre pour cible les villes frontalières israéliennes.
L’Iran avait averti qu’une attaque contre la capitale libanaise déclencherait une nouvelle guerre à grande échelle à travers le Moyen-Orient, alors que le Pakistan s’efforce de relancer les pourparlers entre Téhéran et Washington.
Les combats se poursuivent
Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, a rejeté l’accord négocié par les États-Unis et a plutôt approuvé la demande de l’Iran selon laquelle la fin de la guerre au Liban devait faire partie des négociations avec les États-Unis.
Les combats au Liban, où les forces israéliennes ont pris le contrôle de vastes portions du sud du pays lors de leur dernière offensive terrestre, menacent les efforts visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran et à rouvrir le détroit d’Ormuz, un point de transit clé pour le pétrole et le gaz. Sa fermeture a secoué l’économie mondiale.
L’Iran a exigé que toute trêve durable s’étende au Liban. Benyamin Nétanyahou, qui doit faire face à des élections plus tard cette année, souhaite poursuivre l’offensive israélienne jusqu’à ce qu’il estime que le Hezbollah ne représente plus une menace.
Le commandant de l’armée libanaise, le général Rodolphe Haikal, s’est rendu samedi au Pakistan à l’invitation du chef de l’armée pakistanaise. L’armée libanaise n’a donné aucun autre détail et n’a pas précisé si cette visite était liée à la médiation du Pakistan entre l’Iran et les États-Unis.
