Conflit au Moyen-Orient

Détroit d’Ormuz: l’Iran laisse passer des navires chinois depuis mercredi

Ce passage, qui a débuté «la nuit dernière», a été rendu possible grâce aux «relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique».

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Deux hommes sont assis dans une petite embarcation sur l'eau, tandis qu'un mélange de vraquiers, de cargos et de navires de service s'aligne à l'horizon dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le lundi 27 avril 2026. ISNA via AP Deux hommes sont assis dans une petite embarcation sur l'eau, tandis qu'un mélange de vraquiers, de cargos et de navires de service s'aligne à l'horizon dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le lundi 27 avril 2026. ISNA via AP (Razieh Poudat)

L’Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d’Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début du conflit au Moyen-Orient.

«Le passage d’un certain nombre de navires chinois dans le détroit d’Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l’Iran», ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de l’Iran.

Ce passage, qui a débuté «la nuit dernière», a été rendu possible grâce aux «relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique», ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que «plus de 30 navires» avaient été autorisés à franchir le détroit d’Ormuz, sans indiquer s’il s’agissait exclusivement de navires chinois.

L’Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Trump L’impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient: le pouvoir iranien a écarté mardi l’idée d’amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes «à mettre à la poubelle».

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les États-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d’Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d’une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n’enverrait pas d’équipement militaire à l’Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d’Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.