La présidente du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a appelé mardi à des efforts urgents de «désescalade» au Moyen-Orient, avertissant qu’une intensification des hostilités serait «désastreuse» pour des dizaines de millions de personnes.
«Les civils paient un prix inacceptable en raison des opérations militaires au Moyen-Orient», a déclaré la présidente du CICR, Mirjana Spoljaric, dans un communiqué.
«Les morts, les blessés et les destructions survenus en Arabie saoudite ces derniers jours illustrent une fois de plus le lourd tribut que les hostilités font payer aux civils», tandis qu’«au Yémen, l’ampleur des pertes en vies humaines, des déplacements de population et des dommages causés aux infrastructures civiles — notamment à Aden et à Sanaa — s’accroît à un rythme alarmant», a-t-elle ajouté.
Les hostilités ont repris au Yémen en juillet entre les Houthis et les forces gouvernementales yéménites, ainsi que l’Arabie saoudite qui appuie militairement ces dernières, et se sont intensifiées en septembre.
L’ampleur des attaques des Houthis sur le royaume saoudien a atteint ces derniers jours un niveau sans précédent.
«Une nouvelle intensification des hostilités serait désastreuse pour des dizaines de millions de personnes. Des efforts urgents doivent être déployés pour une désescalade et protéger les civils contre de nouveaux préjudices», a demandé Mme Spoljaric.
«Les civils et les biens civils doivent être épargnés par les attaques. Les parties au conflit sont tenues, en toutes circonstances, de faire la distinction entre les civils, les biens civils et les objectifs militaires», a-t-elle poursuivi, avertissant que les frappes visant les ports, les aéroports et les infrastructures essentielles «risquent d’avoir de graves conséquences pour les populations qui en dépendent».
