Conflit au Moyen-Orient

Au moins 16 morts dans des frappes au Liban après l’annonce d’un cessez-le-feu

Un responsable militaire israélien a déclaré que le Hezbollah avait effectué plus de 50 tirs sur les forces israéliennes dans le sud du Liban pendant la nuit.

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Un secouriste cherche des victimes sous les décombres d’un bâtiment détruit par une frappe aérienne israélienne dans le village de Qannarit, au sud du Liban, le samedi 20 juin 2026. Photo AP/Mohammed Zaatari Un secouriste cherche des victimes sous les décombres d’un bâtiment détruit par une frappe aérienne israélienne dans le village de Qannarit, au sud du Liban, le samedi 20 juin 2026. Photo AP (Mohammed Zaatari)

Les frappes israéliennes sur le sud du Liban samedi ont fait au moins seize morts, dont deux enfants, quelques heures après l’annonce d’un accord de cessez-le-feu. La poursuite des combats a remis en cause l’accord provisoire conclu entre les États-Unis et l’Iran visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le ministère de la Santé du Liban fait état de plus de 4000 morts depuis le début de la reprise des combats entre Israël et le Hezbollah.

L’Agence nationale d’information libanaise a indiqué que les frappes avaient touché la ville de Nabatieh, dans le sud du pays, ainsi que des villages voisins. Au moins sept personnes seraient restées coincées sous les décombres, a-t-elle précisé.

Les médiateurs s’efforçaient de mettre fin aux combats entre Israël et le groupe paramilitaire islamiste libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, après qu’un violent échange de tirs vendredi a fait au moins 47 morts au Liban et tué quatre soldats israéliens.

Un responsable militaire israélien a accusé le Hezbollah d’avoir tiré plus de 50 projectiles sur les forces israéliennes dans le sud du Liban pendant la nuit, ce qui a poussé l’armée à commencer à prendre pour cible le groupe de combattants dans cette région, a-t-il indiqué sous le couvert de l’anonymat.

Vendredi, l’ambassadeur d’Israël à Washington, Yechiel Leiter, a déclaré sur X qu’Israël «restait fermement attaché à un cessez-le-feu immédiat» si le Hezbollah respectait l’accord et mettait fin aux hostilités.

Dans ses déclarations publiques, le Hezbollah a indiqué qu’il respecterait un cessez-le-feu si Israël en faisait de même, mais n’a pas précisé si un cessez-le-feu était effectivement en vigueur.

Un responsable du Hezbollah qui n’était pas autorisé à s’exprimer publiquement a déclaré vendredi, sous couvert d’anonymat après l’annonce d’un accord de cessez-le-feu, que le Qatar, les États-Unis et l’Iran s’efforçaient de négocier un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, sans toutefois confirmer qu’un accord avait été conclu.

Un conflit perturbateur

Le Hezbollah et Israël sont entrés en guerre quelques jours seulement après que les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran le 28 février: le Hezbollah a tiré des roquettes et lancé des drones sur des localités civiles du nord d’Israël, tandis qu’Israël s’est emparé de vastes portions du sud du Liban.

Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou s’est engagé à maintenir les forces israéliennes dans le sud du Liban jusqu’à ce que toute menace pesant sur Israël soit éliminée. Le Hezbollah a refusé de cesser ses attaques à moins qu’Israël ne s’engage à se retirer du Liban, ce qui, selon l’Iran, constitue également une condition de l’accord.

Une frappe sur le village de Barish a tué quatre membres d’une même famille: les parents et leurs deux enfants. Dans le village d’Arabsalim, un corps a été retrouvé dans une maison détruite, et dans les villages de Doueir et Kfar Rumman, des frappes de drones ont tué une personne à moto et un soldat libanais.

Des panaches de fumée s’élevaient dans le ciel au-dessus du sud du Liban samedi et des avions de combat israéliens survolaient à basse altitude la ville côtière de Tyr.

Les habitants de la ville ont déclaré à l’Associated Press qu’ils étaient soulagés que Tyr ait été épargnée ces derniers jours, mais que le bruit des avions israéliens leur rappelait que la guerre n’était pas terminée. Beaucoup doutaient qu’un cessez-le-feu — même s’il était conclu — puisse tenir.

«Notre vie entière changerait s’il y avait un cessez-le-feu», a déclaré Hussein Khoshman, un habitant de Tyr.

Le bureau du premier ministre israélien n’a pas immédiatement commenté les efforts en faveur d’un cessez-le-feu. Vendredi, M. Nétanyahou a indiqué sur le réseau social X qu’à ses ordres, l’armée israélienne avait «frappé avec force» 150 cibles du Hezbollah, tuant des dizaines de militants.

Le porte-parole militaire, le général de brigade Effie Defrin a déclaré que les forces israéliennes opéraient dans une «zone de défense avancée» et qu’elles continueraient à le faire.