Les ministres africains de la Santé ont été invités à une «réunion virtuelle extraordinaire» afin de discuter de la propagation du virus Ebola, après que le Nigeria eut signalé son premier cas.
Le docteur Jean Kaseya, directeur général des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, a déclaré que cette réunion, prévue le 28 octobre, permettrait de «renforcer notre riposte collective».
Mardi, le Nigeria a signalé son premier cas, lié à une voyageuse en provenance d’Ouganda arrivée au pays au début du mois.
L’Ouganda, qui s’était déclaré exempt d’Ebola en juillet après avoir recensé 20 cas, a démenti les allégations selon lesquelles le premier cas nigérian proviendrait de ce pays. Les autorités nigérianes ont indiqué qu’elles recherchaient 44 contacts.
Le Nigeria et le Kenya, qui a recensé neuf cas, sont les derniers pays en date à avoir signalé des cas liés à des voyageurs ayant transité par l’Ouganda.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette dernière épidémie a été détectée pour la première fois en République démocratique du Congo (RDC) en mai, après s’être propagée à l’insu de tous pendant des mois. Elle a depuis infecté plus de 9500 personnes et en a tué près de la moitié, ce qui en fait l’épidémie d’Ebola qui s’est propagée le plus rapidement de l’histoire.
«Ebola touche désormais trois régions d’Afrique. La situation exige une action urgente et un engagement politique au plus haut niveau», a souligné le Dr Kaseya dans un message publié sur X.
«Nous devons aujourd’hui accélérer notre action, renforcer la coordination et mobiliser toutes les forces de notre continent.»
L’OMS a affirmé mercredi avoir conseillé «à tous les pays de la région de maintenir un niveau élevé de préparation alors que l’épidémie en RDC continue d’évoluer».
Dans certaines parties de la RDC, notamment au Nord-Kivu, les autorités sanitaires affirment que la maladie est hors de contrôle, la plupart des décès recensés survenant au sein de la population et la recherche des contacts peinant à suivre le rythme de la propagation du virus.
Cette épidémie est due au virus rare de Bundibugyo, pour lequel il n’existe ni vaccin ni traitement approuvé. La France a également recensé un cas.
