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Quels sont mes recours si j’ai acheté un billet d’avion vers le Moyen-Orient?

Vous pourriez être protégé.

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Iran: scènes de destruction après quatre jours de frappes américano-israéliennes Des bâtiments sont en ruines en Iran après quatre jours de frappes aériennes américano-israéliennes. Mardi matin, plusieurs séries de puissantes explosions ont été entendues dans différents quartiers de la capitale, Téhéran.

Le conflit armé qui sévit au Moyen-Orient depuis plusieurs jours a fortement perturbé le transport aérien dans la région. Le gouvernement du Canada recommande d’éviter tout voyage vers des destinations telles que l’Iran, Israël, le Liban, le Qatar ou encore les Émirats arabes unis.

Voici quels sont vos recours si vous avez acheté un billet d’avion vers l’une de ces destinations avant que le conflit n’éclate.

Si vous avez acheté votre billet via un agent de voyage titulaire d’un permis québécois, vous bénéficiez de la protection gratuite du Fonds d’indemnisation des clients des agents de voyages (FICAV), qui est administré par l’Office de la protection du consommateur (OPC).

«Le FICAV peut rembourser le voyageur qui n’obtient pas les services touristiques qu’il a payés à son agent de voyages à cause de situations hors de son contrôle. Le Fonds peut aussi indemniser les clients des agents de voyages si cette situation entraîne des déboursés supplémentaires», explique l’OPC. La protection permet aussi de rembourser des imprévus comme une nuit impromptue à l’hôtel ou un vol de remplacement.

«S’il s’agit d’un voyage à venir, un avertissement du gouvernement du Canada d’éviter tout voyage ou tout voyage non essentiel, en vigueur 72 heures avant le départ, permet au voyageur d’annuler son voyage et d’obtenir du FICAV un remboursement complet du vol et des autres services touristiques achetés de l’agent de voyages, dans l’éventualité où le client n’aurait pas été autrement remboursé», mentionne également l’OPC.

Si vous avez plutôt fait affaire directement avec un transporteur aérien, la protection du FICAV ne s’applique malheureusement pas à vous. Il faudra vérifier auprès de votre compagnie aérienne s’il est possible de réserver un autre vol ou de vous faire rembourser.

Donald Trump affirme avoir «presque tout détruit» en Iran Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il était certain que l'Iran allait «attaquer en premier» alors qu’il rencontrait les médias avec le chancelier allemand Friedrich Merz, le 3 mars 2026 à la Maison-Blanche. Il a ajouté qu’il avait «peut-être forcé la main d'Israël» pour lancer l'opération militaire contre Téhéran.

Annulations massives

En date de mardi, le conflit avait provoqué l’annulation de 19 000 liaisons en quatre jours.

Après l’attaque israélo-américaine contre l’Iran samedi et des représailles de la République islamique contre des monarchies du Golfe et Israël, les espaces aériens de nombreux pays ont été fermés.

Selon le fournisseur de données spécialisé Cirium, pas moins de 19 000 vols ont été annulés entre samedi matin et mardi au Moyen-Orient, soit près de 55% des mouvements initialement prévus.

Cirium estime que les vols à destination ou au sein de cette région représentent environ 900 000 sièges d’avions par jour. Le nombre de passagers affectés pourrait donc déjà s’approcher de deux millions.

Le taux d’annulation a atteint 80% en moyenne aux Émirats arabes unis, où se trouve le deuxième aéroport mondial en nombre de passagers, Dubaï (DXB).

Les exploitants de DXB et de l’aéroport d’Abou Dhabi voisin ont annoncé une reprise «limitée» de leur activité lundi soir, et de fait, quelques vols ont décollé des Émirats mardi, selon la carte en ligne du site Flightradar24, même s’ils ont immédiatement piqué vers le sud, s’éloignant du Golfe.

Le tableau des départs et des arrivées à DXB montre toujours une grande majorité de vols annulés. Parmi des avions en mouvement depuis ou vers l’aéroport figurent des appareils d’Emirates et de la compagnie low-cost FlyDubai.

En Jordanie, de nombreux avions de la compagnie Royal Jordanian ont décollé et atterri mardi de l’aéroport d’Amman, mais emprunté le sud du pays pour éviter l’espace aérien israélien.

Des vols desservent toujours l’Arabie Saoudite et Oman, et les espaces de ces pays sont utilisés par de nombreux long-courriers reliant l’Europe ou les Amériques à l’Asie et l’Océanie.

En revanche, aucun appareil civil ne circulait mardi après-midi au-dessus de l’Irak, du Qatar, de Bahreïn, du Koweït ou d’Israël. Un appareil de la MEA a toutefois quitté Beyrouth pour Paris.

Prolongation des suspensions

De nombreuses compagnies basées en dehors du Moyen-Orient ont cessé leurs liaisons vers la région.

Parmi celles-ci, Air Canada a annoncé l’annulation de ses vols opérant entre le Canada, Israël et Dubaï jusqu’au 22 mars prochain inclusivement.

«Vous pouvez récupérer votre réservation afin de la modifier sans frais. Si votre vol est annulé, nous communiquerons directement avec vous pour vous présenter les options qui s’offrent à vous. Si vous préférez annuler votre vol, vous recevrez un remboursement complet», mentionne Air Canada.

De son côté, Air France a prolongé jusqu’à au moins jeudi la suspension des dessertes de quatre destinations (Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Ryad), tandis que sa filiale low-cost Transavia a pris la même décision pour ses vols de et vers Tel-Aviv et Beyrouth, ainsi que les villes saoudiennes de Djeddah et Médine.

British Airways a également cessé au moins jusqu’à jeudi ses liaisons vers Amman, Abou Dhabi, Bahreïn, Dubaï, Doha et Tel-Aviv.

De son côté, Norwegian a annoncé mardi prolonger la suspension de ses vols avec Dubaï jusqu’au 10 mars, tandis que Finnair a fait de même avec Doha jusqu’au 29 mars et Dubaï jusqu’au 28. La compagnie scandinave SAS a annulé ses vols vers Tel-Aviv et Beyrouth jusqu’au 16 mars inclus.

Enfin, la compagnie polonaise LOT a annoncé qu’elle ne desservirait plus Dubaï, Ryad ni Tel-Aviv au moins jusqu’aux 4, 8 et 15 mars, respectivement.

Avec de l’information de l’Agence France-Presse