Un total de 123 personnes ont été incarcérées depuis le début des violences qui ont émaillé les manifestations de la fin de semaine en France, et «une cinquantaine d’informations judiciaires» ouvertes, a annoncé mardi le ministre de la Justice, Gérald Darmanin.
«Aujourd’hui, 123 personnes sont incarcérées, soit en détention provisoire — les procureurs ont demandé leur incarcération à la sortie des gardes à vue en attendant les condamnations —, soit parce qu’elles ont eu des mandats de dépôt lundi», a déclaré le garde des Sceaux lors d’un entretien sur les médias CNews et Europe 1.
Des premières comparutions immédiates ont eu lieu dès lundi, principalement contre des individus interpellés en amont des manifestations.
«Il y a eu beaucoup de condamnations à de la prison ferme avec mandat de dépôt, c’est-à-dire que les gens vont directement en prison, y compris pour quelques mois, y compris pour des courtes peines de prison», a ajouté Gérald Darmanin, en rappelant que «l’essentiel des comparutions immédiates» auront lieu mardi et mercredi.
Le ministre de la Justice a également fait état de l’ouverture d’une «cinquantaine d’informations judiciaires, c’est-à-dire des juges qui ont été saisis pour pouvoir faire des enquêtes criminelles».
À propos «des pilleurs» ou «des gens qui ont attaqué les policiers», il a fait observer qu’il s’agissait à «95 % d’hommes» et à «70 % d’adultes».
«Dans les interpellations, il y a de tout, des gens issus de l’immigration, des gens qui sont étrangers, mais il y a aussi des gens qui sont parfaitement intégrés, qui sont français», a-t-il encore souligné.