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Nouvelle carte nord-américaine de Trump: l’Islande convoque l’ambassadeur américain

Trump a publié la «carte» en cause sans légende lundi, au milieu d’une centaine de messages mis en ligne sur son fil.

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De façon quelque peu cryptique, Trump semble mettre de l’avant une vision expansionniste en publiant une carte montrant l’ensemble de l’Amérique du Nord où se superpose un drapeau américain. De façon quelque peu cryptique, Trump semble mettre de l’avant une vision expansionniste en publiant une carte montrant l’ensemble de l’Amérique du Nord où se superpose un drapeau américain. (Truth Social)

L’Islande a convoqué l’ambassadeur des Etats-Unis à la suite d’une publication par le président Donald Trump, sur son réseau social, d’une carte montrant l’île comme appartenant au territoire américain, a annoncé mardi le ministère islandais des Affaires étrangères.

«La ministre des Affaires étrangères, Thorgerdur Katrin Gunnarsdottir, a convoqué hier l’ambassadeur américain (Billy Long) pour lui signifier clairement que cette image était totalement inappropriée», a écrit un porte-parole du ministère, dans un message à l’AFP.

Donald Trump a publié sur son réseau Truth Social une «carte» montrant les États-Unis, l’Amérique centrale, le Canada, le Groenland et l’Islande recouverts de la bannière étoilée.

Le président américain, qui est coutumier de ce genre de message, n’a pas ajouté de légende à sa publication.

Depuis son indépendance en 1944, l’Islande n’a jamais eu d’armée et elle s’appuie pour sa sécurité sur l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), ainsi que sur un accord bilatéral de défense conclu avec les États-Unis en 1951.

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Les visées insistantes de Donald Trump sur le Groenland, territoire autonome danois — dont la côte est située à moins de 300 kilomètres de là et que le président américain avait confondu en janvier 2026 avec l’Islande — ont ébranlé quelques certitudes quant à leur relation, sans la remettre en cause.

En rejetant par référendum le 29 août une reprise des négociations d’adhésion à l’Union européenne (UE), les Islandais ont exprimé leur attachement au statu quo, mélange d’intégration économique européenne — le pays participe au marché unique via l’Espace économique européen — et d’atlantisme en matière de défense.

La première ministre danoise, Mette Frederiksen, a déclaré lundi soir aux médias locaux que «le gouvernement et le peuple groenlandais ont répété à maintes reprises qu’ils ne souhaitaient pas devenir américains».

«Nous pouvons certainement réitérer ce message aujourd’hui», a-t-elle déclaré à l’agence de presse Ritzau, en réagissant à la publication du président américain lors d’une visite au Groenland.