Habitué aux déclarations-chocs et aux envolées belliqueuses, le président américain, Donald Trump, en a rajouté dans une série de publications polémiques sur son réseau Truth Social lundi matin, avec une quinzaine de publications en autant de minutes.
Voici quelles ont été ses cibles.
L’Amérique du Nord sous la coupe des États-Unis
De façon quelque peu cryptique, Trump semble mettre de l’avant une vision expansionniste en publiant une carte montrant l’ensemble de l’Amérique du Nord sur laquelle se superpose un drapeau américain.
À plusieurs reprises au cours de son deuxième mandat, le président a signifié son intention d’inclure de nouveaux territoires dans le giron américain. En plus de sa volonté répétée de faire du Canada le 51e État américain, il a à de multiples reprises mentionné vouloir s’emparer du Groenland, un territoire autonome rattaché au Danemark, pour des fins de sécurité.
Après l’opération américaine qui s’est soldée par la capture du président vénézuélien Nicolàs Maduro en janvier dernier, Trump avait aussi démontré son intérêt de faire du pays le 51e État américain.
«New America»
Le chef d’État a aussi répété son intention de renommer l’État américain du Nouveau-Mexique «New America» à plusieurs reprises.
Après le golfe du Mexique (golfe d’Amérique), le lac Ontario («Lake America»), le détroit d’Ormuz (détroit Trump), il a ce territoire dans son collimateur depuis dimanche.
«Beaucoup de gens ont suggéré de changer le nom du Nouveau-Mexique (…) pour NEW AMERICA», a écrit le président républicain sur son réseau Truth au sujet de cet État du sud des États-Unis. «C’est tellement plus prestigieux et plus beau pour les habitants de cet État qui a un potentiel incroyable. Wow, j’adore ça !!!»
Sa proposition a été immédiatement rejetée par la gouverneure de l’État.
D’après des médias américains, cette idée trouve son origine dans un canular sur internet.
La gouverneure démocrate de l’État, Michelle Lujan Grisham, a déclaré à la chaîne Fox News que ce nom «n’est pas sujet à débat; il est le nôtre depuis bien avant la création des États-Unis».
«The Greatest»
Trump s’est aussi dépeint comme «The Greatest [president]» de l’histoire des États-Unis dans un montage photo répartissant l’ensemble des chefs d’État américains selon différentes catégories.
Tout de suite après Trump, on peut apercevoir les présidents Abraham Lincoln, George Washington, Franklin Delano Roosevelt, Thomas Jefferson et Andrew Jackson. Tout au bas de l’échelle, dans la catégorie «échecs», on retrouve des cibles récurrentes du président américain comme Joe Biden, Barack Obama, George W. Bush et Warren G. Harding, Jimmy Carter et Herbert Hoover.
L’Iran, Hulk Hogan, «radicaux lunatiques de la gauche»
Dans ses autres publications, Donald Trump se dépeint aussi battant le lutteur décédé Hulk Hogan au bras de fer, sur un navire en train de superviser des frappes américaines et à nouveau comme meilleur président américain.
Il a aussi publié une photo suggérant que de nombreux navires iraniens reposent au fond de la mer.
Le président a conclu sa diatribe avec un message souhaitant une bonne fête du Travail à tous, «même aux fous de la gauche radicale, aux communistes et aux Dumocrats qui sont prêts à tout pour détruire notre pays».
«Ces gens dérangés, après s’être battus pendant 10 ans, devraient enfin reconnaître que votre président préféré (MOI !), sait comment GAGNER ! Ils devraient être épuisés à présent, mais malheureusement, ce n’est pas le cas. Ils vont tenter une dernière fois de ruiner l’Amérique, mais nous ne les laisserons pas faire», a-t-il écrit, se référant aux élections de mi-mandat qui auront lieu au début du mois de novembre.
Avec de l’information de l’Agence France-Presse

