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Migrants morts en détention: l’ONU appelle les États-Unis à «rendre des comptes»

«Quatre personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par les autorités de l’immigration aux États-Unis depuis (juin), portant le total à 23 décès rien qu’en 2026.»

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On aperçoit ici, ce lundi 28 juillet 2025, à Folkston, en Géorgie, la clôture périphérique du centre de traitement de l'ICE de Folkston, une prison privée gérée par The GEO Group, Inc. dans le cadre d'un contrat avec l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE). On aperçoit ici, ce lundi 28 juillet 2025, à Folkston, en Géorgie, la clôture périphérique du centre de traitement de l'ICE de Folkston, une prison privée gérée par The GEO Group, Inc. dans le cadre d'un contrat avec l'agence américaine de l'immigration et des douanes (ICE). (AP)

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a affirmé que Washington devrait «rendre des comptes» après la mort de 23 migrants en détention depuis le début de l’année aux États-Unis.

«Quatre personnes sont mortes alors qu’elles étaient détenues par les autorités de l’immigration aux États-Unis depuis (juin), portant le total à 23 décès rien qu’en 2026. Il faudra rendre des comptes pour ces morts», a déclaré Volker Türk à l’ouverture d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève.

Début août, la police américaine de l’immigration (ICE) a annoncé la mort d’un ressortissant salvadorien dans une prison pour migrants du New Jersey. L’ICE est devenue le symbole des dérives de cette politique d’expulsion massive vue comme particulièrement brutale.

M. Türk s’est aussi dit «préoccupé par le fait que les projets d’équiper les agents de l’immigration de gants à impulsion électrique risquent d’augmenter la violence associée à leurs interventions».

Selon des données des ONG Human Rights Watch (HRW) et Physicians for Human Rights, une cinquantaine de détenus sont morts dans les centres de rétention de l’ICE depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025.

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Le président américain a élargi le nombre de personnes susceptibles d’être expulsées, ciblant notamment celles qui bénéficiaient de protections juridiques leur permettant, sous les administrations précédentes, de vivre et de travailler aux États-Unis en raison de risques de persécutions dans leurs pays d’origine.

Le gouvernement américain soutient que, bien qu’il ne puisse renvoyer ces personnes dans leurs pays de provenance, rien ne lui interdit de les envoyer vers des pays tiers.

D’après une enquête de l’AFP, les États-Unis ont proposé des accords se chiffrant en millions de dollars et brandi la menace de restrictions de visas pour inciter des pays tiers, notamment en Afrique, à accepter des personnes expulsées, africaines ou originaires d’autres continents.

«J’exhorte les États-Unis à arrêter le renvoi de personnes vers des lieux où elles pourraient subir des dommages irréparables, y compris Haïti, et à garantir le respect de la procédure légale pour toutes les expulsions vers des pays tiers», a exhorté M. Türk.