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Macron dénonce «des dirigeants qui font campagne sur le dos de la France» en visant Trump et Netanyahou

«Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas notre pays, donc ces gens m’indisposent», a-t-il lancé.

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Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du sommet de l'UE à Bruxelles, vendredi 16 octobre 2026. Le président français Emmanuel Macron s'exprime lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du sommet de l'UE à Bruxelles, vendredi 16 octobre 2026. (Geert Vanden Wijngaert/AP Photo/Geert Vanden Wijngaert)

Emmanuel Macron s’en est vivement pris mercredi «aux dirigeants étrangers» qui «font campagne sur le dos de la France» en tenant «des commentaires inacceptables autant que stupides» dans une allusion à des propos de Donald Trump et de Benjamin Netanyahou sur les violences intervenues en France.

Si le président français n’a pas constaté «d’ingérence étrangère visible dans les événements qui se sont passés» en fin de semaine, il a dénoncé «une manipulation étrangère de l’information qui a donné lieu à des commentaires inacceptables autant que stupides de la part de beaucoup, y compris de dirigeants étrangers».

«Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France, des dirigeants qui sont dans des situations de campagne dans la région ou de l’autre côté de l’Atlantique, qui parfois avec crédulité reprennent ce qu’il y a dans l’intelligence artificielle ou qui relaient ce qu’évidemment des sphères veulent faire croire», a critiqué le chef de l’État lors d’un point presse à Doha à l’issue d’une tournée dans le Golfe.

«On a vu des images d’intelligence artificielle qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France. On a des gens qui ont expliqué qu’on avait été envahis par des hordes de migrants et d’islamistes, ce qui est totalement faux», a-t-il déploré.

Violences en France: des couvre-feux imposés Des couvre-feux sont entrés en vigueur lundi soir dans plusieurs villes de France, tandis que la crise prend un tournant de plus en plus politique, avec des critiques émanant aussi du bloc présidentiel.

«Dans ces moments-là, on voit qui aime la France et qui ne l’aime pas. Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment, ce sont des gens qui n’aiment pas notre pays, donc ces gens m’indisposent», a-t-il lancé.

En meeting dans le Kansas lundi, Donald Trump, en mauvaise posture avant les élections de mi-mandat, a consacré un long développement à la France «prise d’assaut, pillée et incendiée par des migrants, des jihadistes et des communistes.»

«Dites-vous bien que c’est ce que les démocrates veulent faire à l’Amérique», a-t-il prévenu.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, également en campagne électorale, a tenu des propos similaires en affirmant que la France avait «cédé à l’invasion de l’islam extrémiste».