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Donald Trump ouvre la porte à soutenir Marine Le Pen

«Elle incarne la voix conservatrice.»

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Le président Donald Trump quitte un rassemblement électoral à la Heartland Credit Union Arena, à Park City, au Kansas, le lundi 19 octobre 2026. (Photo AP/Julia Demaree Nikhinson) Le président Donald Trump quitte un rassemblement électoral à la Heartland Credit Union Arena, à Park City, au Kansas, le lundi 19 octobre 2026. (Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a laissé la porte ouverte à un soutien à la dirigeante d’extrême droite française Marine Le Pen, qui pourrait être l’une des favorites de l’élection présidentielle du printemps prochain.

«Eh bien, je ne la connais pas. Je ne l’ai jamais rencontrée», a déclaré M. Trump mardi lorsqu’on lui a posé la question d’un éventuel soutien.

Il a toutefois estimé qu’elle avait été maltraitée et qu’elle avait été victime d’une instrumentalisation. M. Trump n’a pas donné plus de détails, mais Mme Le Pen a été reconnue coupable à deux reprises de détournement de fonds publics en France.

«Elle incarne la voix conservatrice», a ajouté M. Trump.

Le Rassemblement national (RN) de Marine Le Pen est en tête des sondages en vue des présidentielles du mois d’avril, souligne l’Agence France-Presse.

En marge de la crise actuelle en France, le RN dénonce «l’impuissance» du gouvernement et accuse La France insoumise (LFI, gauche radicale) de vouloir provoquer «une guerre civile». Le président du Sénat, deuxième personnage de l’État, Gérard Larcher (droite), a même estimé que la question de l’interdiction de LFI pouvait être «posée».

Violences en France: les nouveaux couvre-feux ne font pas l'unanimité Les couvre-feux instaurés en France, après les violences de la fin de semaine, ont été reconduits mardi dans plusieurs villes, dont Paris.

Le premier ministre a de son côté accusé le «mouvement de l’ultragauche» de vouloir semer «un désordre profond» et «même remettre en cause le calendrier de l’élection présidentielle et la tenue de l’élection présidentielle».

Le candidat de LFI, Jean-Luc Mélenchon, s’est défendu, affirmant que son parti ne «dirige pas le mouvement populaire, (qui) se dirige lui-même» et a dénoncé «l’incompétence dans la technique du maintien de l’ordre» de la part du gouvernement.

Trump met en cause l’immigration pour les violences en France

En mauvaise position en vue de ses propres élections de mi-mandat, Donald Trump a justement montré du doigt lundi l’immigration pour les manifestations et les violences qui secouent la France depuis samedi, répétant à l’envi que le pays et l’Europe tout entière devaient «fermer leurs frontières».

«Ce qui se passe en France, c’est lié à l’immigration, pas aux écoles ou quoi que ce soit d’autre. C’est l’immigration», a déclaré le président américain à la presse avant un déplacement de campagne.

Il a raconté qu’il avait dit au président français Emmanuel Macron : «Vous faites une grande erreur en France. Vous laissez rentrer tout le monde. (...) Bientôt Paris sera une ville musulmane.»

«Si l’Europe ne ferme pas ses frontières et expulse les criminels, comme ceux qui manifestent, l’Europe est terminée», a encore insisté Donald Trump, «ils n’auront aucune chance de survie.»

Le président américain a fait campagne en 2024, y compris en propageant de fausses informations à la tonalité raciste, sur une promesse de lutter contre l’immigration clandestine.