Le parlement syrien nouvellement élu a tenu dimanche sa première session depuis la destitution de l’ancien président Bachar al-Assad, dans l’espoir de relancer le processus législatif dans le pays après des années de conflit et de régime autocratique.
Les deux tiers des 210 membres de l’Assemblée du peuple ont été élus par des collèges électoraux, tandis qu’un tiers a été nommé directement par le président par intérim Ahmed al-Sharaa. Le nouveau parlement exercera un mandat de 30 mois tout en préparant les prochaines élections.
La mise en place du parlement indique que le pays s’engage dans l’élaboration de nouvelles lois alors qu’il se remet de décennies de régime brutal sous la famille Assad et d’une guerre meurtrière qui a fait environ un demi-million de morts.
«Après avoir libéré notre patrie et retrouvé notre liberté, nous nous dirigeons tous vers la consolidation de l’État», a déclaré M. al-Sharaa dans un discours adressé aux parlementaires.
Après avoir prêté serment, les législateurs ont élu Abdul Hamid al-Awak à la présidence de l’assemblée. Originaire de la province de Hassaké, dans le nord-est du pays, M. al-Awak a occupé pendant dix ans le poste de juge au ministère de la Justice, selon l’agence de presse officielle syrienne SANA.
Selon certaines informations, il ferait partie des nombreux responsables syriens qui ont fait défection du gouvernement d’Assad au début du soulèvement et se sont réfugiés en Turquie.
