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Le groupe espagnol Iberostar abandonne la gestion d’une partie de ses hôtels à Cuba

Le groupe espagnol poursuivra néanmoins la co-gestion des hôtels détenus par le ministère cubain du Tourisme.

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Des touristes se baignent dans la piscine de l'hôtel Iberostar, qui bénéficie d'un investissement partiel de la part d'entreprises espagnoles, à Varadero, Cuba, le mercredi 8 mai 2019. Des touristes se baignent dans la piscine de l'hôtel Iberostar, qui bénéficie d'un investissement partiel de la part d'entreprises espagnoles, à Varadero, Cuba, le mercredi 8 mai 2019. (The Associated Press)

Le groupe hôtelier espagnol Iberostar a abandonné la gestion d’une dizaine d’hôtels à Cuba qu’il administrait en partenariat avec le conglomérat d’entreprises lié à l’armée GAESA, sanctionné par Washington, ont indiqué mardi à l’AFP plusieurs sources proches du dossier.

Le groupe espagnol, arrivé à Cuba au milieu des années 1990 lorsque l’île communiste s’était ouverte au tourisme international, est un acteur important du secteur dans le pays.

Selon une de ces sources à l’AFP, Iberostar a décidé de se «désengager des hôtels qu’il gérait avec le Grupo de turismo Gaviota S.A», branche touristique du conglomérat militaro-économique cubain Gaesa.

«A partir du 1er juin, Iberostar se désengage de tous ses hôtels (gérés avec) Gaviota», a confirmé une autre source liée au secteur touristique.

Le groupe espagnol poursuivra néanmoins la co-gestion des hôtels détenus par le ministère cubain du Tourisme, selon ces deux sources.

Selon son site internet, seulement six hôtels sont désormais ouverts à la réservation à Cuba, contre près d’une vingtaine auparavant.

Contactée par l’AFP, l’entreprise, dont le siège est à Palma de Majorque, en Espagne, n’a pas donné suite pour expliquer les raisons de sa décision.

Parmi les hôtels gérés par Iberostar avec Gaviota figurait notamment l’hôtel le plus haut de Cuba, connu sous le nom de «Torre K».

«Varadero nous attend»: un Québécois organise un vol nolisé vers Cuba «J’essaye de les aider du mieux que je peux. Ils ont de la misère à se nourrir.» Face à la suspension des vols vers Cuba, Christian Lemire en a eu assez et a décidé de venir en aide au peuple cubain en lançant un vol nolisé au départ de Montréal à destination de Varadero.

L’établissement de 42 étages et quelque 500 chambres avait été inauguré en février 2025 à La Havane avant de fermer un an plus tard en raison de la crise énergétique et de la chute drastique du tourisme.

Par ailleurs, la chaîne hôtelière Blue Diamond a annoncé lundi à l’AFP cesser la totalité de ses activités touristiques à Cuba en raison de la situation du secteur du tourisme, au moment où l’île communiste est sous pression croissante des États-Unis.

En mai, GAESA a été sanctionné directement par Washington qui met la pression sur les entreprises étrangères qui collaborent avec ce conglomérat. Ces entreprises ont jusqu’au 5 juin pour vérifier qu’elles ne violent pas les sanctions américaines.

La compagnie minière canadienne Sherritt a annoncé cesser ses activités d’exploitation de nickel et cobalt à Cuba en partenariat avec GAESA.

Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, d’origine cubaine et farouche opposant au gouvernement communiste de La Havane, a récemment accusé les dirigeants cubains de vol et de corruption par le biais de Gaesa.

Mardi, le gouvernement cubain a défendu le rôle de GAESA (Groupe d’administration d’entreprises S.A.) créé dans les années 1990 pour, selon lui, faire face à l’embargo américain et générer des devises pour faire fonctionner l’économie cubaine.