La chaîne hôtelière Blue Diamond a annoncé cesser ses activités touristiques à Cuba «avec effet immédiat» en raison de la situation actuelle, au moment où l’île communiste est sous pression croissante des États-Unis, selon un communiqué transmis lundi à l’AFP.
«En raison de la persistance des contraintes opérationnelles et des conditions du marché, Blue Diamond Resorts Cuba a désormais mis fin à ses opérations ainsi qu’à l’utilisation de sa marque pour l’ensemble de ses activités à Cuba, avec effet immédiat», a indiqué le groupe, qui gère notamment des hôtels avec une entreprise touristique locale liée au conglomérat militaire Gaesa, sanctionné par Washington.
Le 1er mai, Donald Trump a signé un décret présidentiel imposant un nouveau paquet de sanctions qui menacent notamment les activités d’entreprises étrangères collaborant avec l’État cubain.
Dans son communiqué, Blue Diamond, qui a précisé avoir réduit ses opérations depuis février, n’a pas officiellement lié cette décision aux mesures prises par le gouvernement américain.
Le groupe gérait 62 établissements, tous en partenariat avec le gouvernement cubain, sous 10 marques différentes, mais ne possède aucun établissement sur l’île.
Outre l’embargo américain en vigueur depuis 1962, Washington, qui ne cache pas son souhait de voir un changement de régime à La Havane, impose depuis janvier à Cuba un blocus pétrolier, n’ayant autorisé depuis lors l’arrivée que d’un seul pétrolier russe.
Le conglomérat militaro-économique Gaesa, qui contrôle une grande part de l’économie de Cuba, et la société minière Sherritt ont été les premières entreprises sanctionnées début mai après la signature du décret par Donald Trump.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio affirme que le conglomérat, qui gère des hôtels, des supermarchés, des sociétés de communication et de distribution, «est conçu pour générer des revenus non pas pour le peuple cubain, mais pour les bénéfices d’une élite corrompue».
Alors que le tourisme est la deuxième source de devises pour le pays et que le Canada est le premier pourvoyeur de voyageurs sur l’île, de nombreuses compagnies aériennes ont suspendu leurs vols en raison des pénuries de kérosène. C’est le cas notamment d’Air Canada, Air Transat et WestJet.
