Katie Zacharia, la nouvelle porte-parole de la Maison-Blanche qui a connu des débuts mouvementés pour sa première conférence de presse, voit son statut d’avocate mis en cause mercredi aux États-Unis, en l’absence de preuves de son admission à un barreau.
Ancienne consultante sur la chaîne Fox News, Katie Zacharia y a été présentée comme avocate à au moins 18 reprises depuis mars 2025, selon une analyse du média Popular Information.
Or il n’existe aucun élément permettant d’indiquer que la porte-parole de 41 ans ait jamais passé avec succès un examen du barreau aux États-Unis, après son diplôme en droit de l’université Pepperdine en Californie.
Katie Zacharia a défendu mardi son parcours quelques minutes après sa première conférence de presse comme nouveau visage public de la Maison-Blanche.
Au moment où un journaliste a demandé à Donald Trump dans quel État américain Kate Zacharia aurait passé le barreau, le président s’est retourné vers sa nouvelle porte-parole qui a répondu : «Quand j’ai déménagé en Chine».
Selon ses informations biographiques sur le site LinkedIn, elle a travaillé près de deux ans pour un cabinet d’avocats à Pékin, entre 2011 et 2013.
L’association d’éthique en politique Campaign for Accountability a appelé mercredi le barreau de l’État de Californie à lancer une enquête.
«En Californie, se désigner soi-même comme avocat sans licence, ce n’est pas de la vantardise; c’est un crime», soutient l’association dans un communiqué.

«Le barreau de l’État devrait enquêter pour savoir si Mme Zacharia a trompé le public sur ses qualifications, et lui faire rendre des comptes si c’est le cas», ajoute Campaign for Accountability.
Sollicitée par l’AFP, la Maison-Blanche n’avait pas commenté dans l’immédiat.
Peu connue du grand public, Katie Zacharia a ouvert sa première conférence de presse mardi en donnant lecture, à un rythme particulièrement lent, d’une longue liste de ce qu’elle a présenté comme les réussites d’un président américain qualifié «d’énergique».
Ce type de prise de parole est habituellement suivi d’une longue séance de questions-réponses. Cette fois, pourtant, la porte-parole ne s’est prêtée qu’à trois questions, venant toutes de médias dont l’orientation est réputée conservatrice.
Katie Zacharia a succédé à Karoline Leavitt, une autre fidèle du président américain, qui a quitté ses fonctions en août pour s’occuper de ses jeunes enfants.