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Le bilan de l'attaque d'un autobus en Colombie monte à 20 morts

L’attaque s’est produite samedi lorsqu’un engin explosif a éclaté dans un autobus circulant sur la route panaméricaine.

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Un homme observe des véhicules endommagés lors d'une attaque perpétrée sur la route panaméricaine, que les autorités ont imputée à des groupes dissidents des anciens rebelles des FARC, à Cajibio, en Colombie, le dimanche 26 avril 2026. Un homme observe des véhicules endommagés lors d'une attaque perpétrée sur la route panaméricaine, que les autorités ont imputée à des groupes dissidents des anciens rebelles des FARC, à Cajibio, en Colombie, le dimanche 26 avril 2026. (Santiago Saldarriaga)

Le nombre de personnes tuées dans un attentat à la bombe dans une région instable du sud-ouest de la Colombie s’élève désormais à 20, ont indiqué dimanche les autorités.

L’attaque s’est produite samedi lorsqu’un engin explosif a éclaté dans un autobus circulant sur la route panaméricaine, dans la municipalité de Cajibio. On dénombre pour l’instant 15 femmes et cinq hommes parmi les victimes, selon Octavio Guzmán, gouverneur du département du Cauca.

Il a indiqué sur X que l’attaque avait fait 36 blessés, dont trois se trouvent aux soins intensifs. M. Guzmán a précisé que cinq des blessés sont des mineurs qui devraient se rétablir.

L’Institut de médecine légale de Colombie a affirmé que des spécialistes, notamment des dentistes, des anthropologues et des médecins légistes, procèdent à l’identification des victimes.

Cet attentat à la bombe est la dernière attaque en date dans la région, où plus d’une vingtaine d’incidents ont été signalés au cours des trois derniers jours dans le sud-ouest de la Colombie.

La région abrite des groupes armés illégaux qui se disputent le contrôle des zones de culture de la feuille de coca ainsi que des voies d’accès maritimes et fluviales pour mener des opérations de trafic de drogue vers l’Amérique centrale et l’Europe.

Le général Hugo López, commandant des forces armées colombiennes, a qualifié l’incident d’«acte terroriste». Il en a imputé la responsabilité au réseau d’un homme connu sous le nom d’«Iván Mordisco» — l’une des personnes les plus recherchées de Colombie — et à la faction de Jaime Martínez. Tous deux sont des dissidents des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), aujourd’hui dissoutes, qui opèrent dans la région.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a condamné les attaques contre la population civile et a appelé les autorités à enquêter sur ces incidents et à «garantir que justice soit rendue aux victimes».

Dimanche, M. Guzmán a décrété trois jours de deuil en mémoire des victimes.