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Un attentat à la bombe fait 14 morts en Colombie, en proie à une vague de violences

L’explosion s’est produite sur une route de la région du Cauca, traditionnelle zone d’influence des groupes armés, et a touché plus d’une dizaine de véhicules.

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APTOPIX Colombia Attack Les proches des victimes s’étreignent devant un autobus touché par un engin explosif sur la route panaméricaine à Cajibio, en Colombie, le samedi 25 avril 2026, après une attaque que les autorités attribuent à des groupes dissidents des anciens rebelles des FARC et qui a fait au moins une douzaine de morts. (Santiago Saldarriaga/AP)

Un attentat à la bombe a fait au moins 14 morts et 12 blessés samedi sur une route du sud-ouest de la Colombie, secouée par une série d’attaques à un peu plus d’un mois de la présidentielle.

Les autorités ont accusé la principale dissidence des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc), qui n’a pas adhéré à l’accord de paix de 2016 et sème la terreur dans le pays.

L’explosion s’est produite sur une route de la région du Cauca, traditionnelle zone d’influence des groupes armés, et a touché plus d’une dizaine de véhicules.

«Actuellement, on dénombre 10 morts et 12 blessés graves. Mais on s’attend à ce que ce bilan s’alourdisse», avait déclaré à l’AFP une employée des pompiers de la municipalité de Piendamó. Le bilan est par la suite passé à 14 morts.

Une source policière a également indiqué à l’AFP que les équipes de secours tentaient de localiser des personnes portées disparues.

Le gouverneur du Cauca, Octavio Guzmán, a publié sur X une vidéo montrant des victimes gisant au sol et des véhicules détruits après l’attaque.

Sur d’autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, d’importants dégâts sont visibles et des témoins assurent que le souffle de l’explosion les a projetés sur plusieurs mètres.

«Terroristes»

«Ceux qui ont commis cet attentat et tué (...) sont des terroristes, des fascistes et des trafiquants de drogue», a dénoncé sur X le président Gustavo Petro.

«Je veux les meilleurs soldats pour les affronter», a-t-il ajouté, accusant le chef de la principale dissidence des Farc, Ivan Mordisco, qu’il a souvent comparé au défunt baron de la drogue Pablo Escobar.

Après une année à essayer de négocier un accord de paix avec Mordisco, le président Petro a opté pour une guerre frontale avec le guérillero, devenu l’homme le plus recherché de Colombie, avec une récompense d’environ un million de dollars offerte pour toute information conduisant à sa capture.

Vendredi, un attentat contre une base militaire a fait un mort à Cali (sud-ouest), la troisième ville du pays, et a marqué le début d’une série d’attaques dans les régions de la Vallée du Cauca et du Cauca, fief de la dissidence des Farc sous le contrôle de Mordisco.

En 2025, des attentats sanglants contre les forces de l’ordre dans la région avaient fait des victimes parmi les civils et marqué la pire vague de violence que le pays ait connue au cours de la dernière décennie.

Le ministre de la Défense, Pedro Sánchez, a assuré samedi que la présence militaire et policière serait renforcée dans la zone.

Présidentielle

Cette dernière vague d’attentats exacerbe le climat de tension à l’approche de la présidentielle du 31 mai, où la sécurité est l’un des thèmes centraux depuis l’assassinat du candidat de droite Miguel Uribe, abattu lors d’un meeting en juin 2025.

Premier président de gauche de l’histoire de la Colombie, Gustavo Petro, élu en 2022, va quitter le pouvoir après l’élection présidentielle prévue fin mai.

Son dauphin politique, le sénateur Iván Cepeda, est donné favori dans les sondages, suivi par les candidats de droite Abelardo de la Espriella et Paloma Valencia. Tous trois ont dénoncé des menaces de mort et bénéficient de dispositifs de sécurité renforcés.

En Colombie, il est courant que des groupes armés, qui se financent par des activités illégales telles que le trafic de drogue, l’exploitation minière et l’extorsion, tentent d’exercer une pression violente sur les élections, locales et nationales.