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Le 11-Septembre, une occasion comme une autre pour Trump de parler de lui

Comme souvent, il s’est écarté de l’hommage aux près de 3000 victimes des attaques pour se lancer dans un récit dont il est le héros.

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President Donald Trump arrives to speak during the Tunnel to Towers Foundation event for the 25th Anniversary of 9/11, on the Ellipse near the White House in Washington, Tuesday, Sept. 8, 2026. (AP Photo/Jacquelyn Martin) Le président Donald Trump arrive pour prendre la parole lors de l'événement organisé par la fondation Tunnel to Towers à l'occasion du 25e anniversaire du 11 septembre, sur l'Ellipse près de la Maison Blanche à Washington, mardi 8 septembre 2026. Crédit image | Photo AP (Jacquelyn Martin)

Donald Trump, souvent accusé d’enjoliver ses récits voire de les inventer en partie, a surpris mardi en rapportant qu’il aurait été éloigné manu militari par deux pompiers d’un bâtiment menaçant de s’écrouler après les attaques du 11-septembre.

Le président américain, un New-Yorkais, se trouvait à Manhattan le jour où les tours jumelles se sont écroulées, après avoir été frappées par des avions détournés par des jihadistes.

Le républicain de 80 ans n’assistera toutefois pas cette année à la cérémonie se déroulant à l’emplacement de l’ancien World Trade Center, à laquelle sont attendus tous ses prédécesseurs encore en vie - George W. Bush, Bill Clinton, Barack Obama et Joe Biden.

Il prononcera un discours au Pentagone, l’un des autres lieux frappés il y a 25 ans.

Son dernier récit a immédiatement suscité des interrogations sur sa véracité.

Lors d’une cérémonie organisée à proximité de la Maison Blanche en amont des commémorations du 11-Septembre, Donald Trump a déclaré: «Nous sommes ici réunis pour réaffirmer la promesse sacrée faite il y a un quart de siècle: nous n’oublierons jamais.»

Comme souvent, il s’est écarté de l’hommage aux près de 3 000 victimes des attaques pour se lancer dans un récit dont il est le héros.

«Empoigné» par les pompiers

«J’étais en train de construire un grand bâtiment à New York et j’ai emmené toute l’équipe sur place juste après que ce soit arrivé», a déclaré l’ancien promoteur immobilier.

Il dit s’être tenu à proximité d’un gratte-ciel, le «United States Steel Building» (aujourd’hui le One Liberty Plaza), qui «craquait et nous pensions qu’il allait nous tomber dessus.»

«Deux pompiers, des mecs grands et costauds, et je ne suis pas petit moi-même, m’ont littéralement empoigné par le bras et m’ont dit “Il faut partir d’ici”», a poursuivi Donald Trump.

«Ils m’ont soulevé et ils ont commencé à courir», a-t-il assuré, en précisant que le bâtiment en question ne s’était finalement pas effondré.

Le président américain a aussi évoqué dans son discours mardi l’un des héros du 11-Septembre, Welles Crowther, qui travaillait dans l’une des tours jumelles et qui a permis de sauver la vie de plusieurs personnes en participant aux opérations d’évacuation.

Le jeune homme, surnommé «l’homme au bandana rouge» en référence au foulard dont il s’était couvert la bouche, a perdu la vie ce jour-là.

«L’homme au bandana rouge. Il est devenu plus célèbre que moi. Je n’aime pas ça. Cela ne me plaît pas du tout», a dit Donald Trump, avec un petit rire.

- Vance à New York -

Les médias américains doutent que le milliardaire se soit approché de «Ground Zero» le jour même de l’attaque, et n’ont pas retrouvé trace d’un groupe important d’ouvriers qu’il aurait dépêchés sur place.

Donald Trump a lui-même rapporté qu’il se trouvait ce matin-là dans la «Trump Tower», située dans une autre partie de Manhattan que l’ancien World Trade Center, à plusieurs kilomètres de distance.

Selon le New York Times, le président américain a pris la décision d’aller vendredi au Pentagone «en partie parce qu’il voulait faire un discours» à New York, ce qui a été refusé car seules les familles des victimes s’expriment pendant la cérémonie à «Ground Zero».

Donald Trump a accusé le quotidien d’avoir «inventé» cette explication.

Le vice-président JD Vance représentera le gouvernement à New York pour les commémorations.

Le 11 septembre 2001, 2 977 personnes ont péri dans les attentats commis par l’organisation jihadiste Al-Qaïda.

Deux avions détournés par des pirates de l’air ont percuté les deux tours du World Trade Center à New York, un troisième a éventré le Pentagone et un quatrième, qui semblait viser le Capitole ou la Maison Blanche, s’est écrasé dans une zone boisée de Shanksville, en Pennsylvanie, après une contre-attaque des passagers.