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L'armée israélienne affirme détenir plus de 70 personnes en Cisjordanie

Les soldats sont restés dans le village de Tell, au nord de la Cisjordanie, où se sont concentrés les affrontements de vendredi.

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Des Palestiniens réalisent des travaux dans une maison endommagée à la suite d'une attaque menée par des colons israéliens à Sarra, près de Naplouse, le 25 juillet 2026. AP/Leo Correa Des Palestiniens réalisent des travaux dans une maison endommagée à la suite d'une attaque menée par des colons israéliens à Sarra, près de Naplouse, le 25 juillet 2026. AP (Leo Correa)

L’armée israélienne a annoncé avoir arrêté plus de soixante-dix suspects en Cisjordanie occupée dans la nuit et samedi, au lendemain du déploiement de troupes sur l’ensemble du territoire à la suite d’affrontements qui ont coûté la vie à deux soldats israéliens et à quatre villageois palestiniens.

Les soldats sont restés dans le village de Tell, au nord de la Cisjordanie, où se sont concentrés les affrontements de vendredi. Les Palestiniens ont fait état de perquisitions, notamment d’une descente dans un hôpital de la ville de Naplouse, l’une des zones les plus violentes du territoire.

«Plus de 50 soldats et officiers armés ont fait irruption dans l’hôpital, semant la terreur parmi les patients», a déclaré aux journalistes Ghassan Barkat, directeur de l’hôpital spécialisé de Naplouse. Il a indiqué que vendredi, les soldats avaient interpellé, ligoté et insulté tant le personnel que les patients, fouillé tous les services de l’hôpital et arrêté un homme grièvement blessé, Ali Hussein Ali Ramadan.

«Cela ne devrait pas se produire dans un établissement de santé», a fait valoir M. Barkat, ajoutant que des femmes et des enfants étaient présents.

Dans un communiqué, l’armée israélienne n’a pas mentionné l’hôpital, mais a indiqué que plus de 300 lieux avaient été perquisitionnés. Elle a déclaré avoir arrêté des personnes qu’elle a qualifiées de partisans du groupe rebelle Hamas, de trafiquants d’armes, de «terroristes» et d’autres individus.

Les circonstances des événements de vendredi restaient floues, mais les reportages des médias israéliens et les entretiens avec des responsables palestiniens locaux laissaient entendre qu’un groupe de colons était entré à Tell et avait été confronté à des habitants craignant une attaque. Le village est interdit d’accès aux Israéliens, car il fait partie de la zone B en vertu des accords d’Oslo de 1993.

Le ministère palestinien de la Santé a déclaré que des soldats israéliens avaient fait l’objet d’une fusillade à Tell, lors de laquelle quatre Palestiniens avaient été abattus. L’armée a fait état de la mort de deux soldats, dont l’un était un colon membre d’une milice locale de défense. Deux autres Israéliens et quatre Palestiniens ont été blessés, ont indiqué les autorités sanitaires.

L’armée israélienne a déclaré avoir arrêté 11 suspects à Tell.

Plus de 80 Palestiniens ont été arrêtés à travers le territoire, a déclaré Amin Shuman, président de la Haute Commission palestinienne pour les affaires des prisonniers, qualifiant ces arrestations de «tentative d’imposer des mesures punitives collectives et des politiques de représailles» à l’encontre des citoyens palestiniens à la suite des événements de vendredi.

Les Palestiniens de Cisjordanie ont dû se charger de réparer leurs habitations et leurs véhicules endommagés. Ils sont confrontés à la violence alors que le gouvernement israélien, dominé par les dirigeants et les partisans des colons, a supervisé une recrudescence de la construction de colonies au cours des quatre dernières années.

La communauté internationale considère à une écrasante majorité que la construction de colonies israéliennes dans ces zones est illégale et constitue un obstacle à la paix.

Plus de 700 000 Israéliens vivent en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, territoires conquis par Israël en 1967 et revendiqués par les Palestiniens pour y établir un État indépendant, aux côtés de la bande de Gaza.