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La Russie annonce la fermeture prochaine de l’Institut Goethe sur son territoire

Le président russe Vladimir Poutine a qualifié de «nouvelle erreur grossière» les mesures des autorités allemandes contre la Russie.

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Deux hommes sortent de l'Institut Goethe, l'agence allemande chargée de la promotion de la culture et de la langue, à Berlin, le mardi 6 mars 2012. Deux hommes sortent de l'Institut Goethe, l'agence allemande chargée de la promotion de la culture et de la langue, à Berlin, le mardi 6 mars 2012. (Markus Schreiber/The Associated Press)

La Russie a annoncé jeudi la fermeture prochaine de l’Institut Goethe sur son territoire, en représailles à une mesure similaire prise par l’Allemagne à l’encontre du centre culturel russe de Berlin.

«Les Allemands ont ici des branches de l’Institut Goethe. À Moscou, Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg. Bien sûr, elles seront fermées», a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, cité par les agences de presse russes.

Berlin a annoncé mardi la fermeture au 18 septembre du dernier consulat russe sur son territoire, à Bonn (ouest), et du centre culturel russe de Berlin, aussi appelé «Maison russe».

Cette annonce a été faite après que l’Allemagne a officiellement accusé la Russie d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs début août à l’aéroport de Leipzig, une plateforme militaire clé pour l’armée allemande et pour l’OTAN.

En réaction, le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé mercredi avoir convoqué le chargé d’affaires allemand à Moscou, en dénonçant les «agissements et déclarations antirusses des autorités allemandes».

Pour sa part, le président russe Vladimir Poutine a qualifié de «nouvelle erreur grossière» les mesures des autorités allemandes contre la Russie.

Le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul, a dit jeudi «regretter» la décision russe de fermer l’Institut Goethe qui a joué selon lui «un rôle important en Russie comme pont culturel» entre Moscou et Berlin.

«L’Allemagne n’a pas d’illusions sur nos relations», a assuré M. Wadephul, lors d’une conférence de presse à Weimar aux côtés de ses homologues français et polonais.

«Plusieurs États européens (…) doivent vivre constamment avec des violations de leur souveraineté par la Russie et cela doit cesser», a-t-il insisté.