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Drone à l’aéroport de Leipzig: l’UE évoque un acte de «terrorisme soutenu par un État»

«Il s’agit d’une attaque menée avec du matériel militaire par des agents russes sur le sol de l’Union européenne. Nous ne la tolérerons pas.»

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Des policiers parcourent un champ situé dans l'enceinte de l'aéroport de Leipzig, à Schkeuditz, en Allemagne, ce vendredi 7 août 2026, à la recherche d'un drone qui pourrait être lié à une attaque présumée. Photo: dpa via AP Des policiers parcourent un champ situé dans l'enceinte de l'aéroport de Leipzig, à Schkeuditz, en Allemagne, ce vendredi 7 août 2026, à la recherche d'un drone qui pourrait être lié à une attaque présumée. Photo: dpa via AP (Sebastian Willnow)

L’incident impliquant un drone chargé d’explosifs début août à l’aéroport allemand de Leipzig, et que l’Allemagne attribue à la Russie, présente «les caractéristiques d’un acte de terrorisme soutenu par un État», a estimé la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne Kaja Kallas mercredi.

L’UE a annoncé la convocation du chargé d’affaires russe à Bruxelles pour protester contre cette nouvelle attaque «hybride», attribuée à la Russie.

«Il s’agit d’une attaque menée avec du matériel militaire par des agents russes sur le sol de l’Union européenne. Nous ne la tolérerons pas», a averti de son côté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, juste avant une rencontre à Bruxelles avec le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte.

«Il est très clair qu’une fois encore, c’est une ingérence, c’est cette guerre hybride, au fond, que nous mène la Russie, qui est ainsi documentée», a souligné le président français Emmanuel Macron lors d’une déclaration à la presse aux Pays-Bas.

La France et le Portugal ont annoncé avoir convoqué le chargé d’affaires russes dans leurs capitales respectives.

L’Allemagne a quant à elle détaillé mardi des mesures de rétorsion contre la Russie, après l’avoir accusée d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs début août à l’aéroport de Leipzig, une plateforme militaire capitale pour l’armée allemande et pour l’OTAN.

La guerre hybride n’est pas «juste une nuisance sur internet», elle signifie aussi «des incendies criminels, des explosions et le sabotage de trains, comme en Pologne», a estimé le ministre polonais des Affaires étrangères Radoslaw Sikorski, mercredi devant la presse.

Réunis mercredi à Wicklow, près de Dublin, les chefs de la diplomatie de l’UE vont discuter «de ce que nous pouvons faire de plus», a indiqué sur ce point Mme Kallas.

«En voyant ces attaques hybrides à travers l’Europe, je pense que ce sont aussi des signaux d’alarme pour les pays qui n’ont peut-être pas été très fermes sur ce point », a-t-elle jugé.

Poutine et Zelensky «veulent tous les deux un accord», affirme Trump Les présidents ukrainien Volodymyr Zelensky et russe Vladimir Poutine «veulent tous les deux» aboutir à un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine, a affirmé Donald Trump, le 7 juillet 2026, à Ankara.

«Si nous voulons mettre fin à cette guerre, nous devons tous concentrer nos efforts. Passer à un niveau supérieur», a-t-elle encore dit, évoquant une nouvelle série de sanctions visant individus et entités russes.

«Nous avons déjà 1 600 inscriptions en préparation visant le complexe militaire de la Russie, et il est possible que d’autres soient ajoutées», a-t-elle ajouté.

Briser l’unité

La recrudescence d’attaques «hybrides» attribuées à la Russie en Europe ont pour but de briser l’unité des Européens dans leur soutien à l’Ukraine, ont relevé plusieurs ministres.

«Le résultat de ces tentatives est un échec et c’est même l’inverse qui s’est produit puisque notre soutien à l’Ukraine n’a cessé de se renforcer», a ainsi affirmé le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot.

«La Russie doit désormais comprendre que sa voie, consistant à rechercher des solutions militaires et à imposer ses revendications par la violence, y compris par des moyens hybrides, a échoué», a déclaré de son côté son homologue allemand Johann Wadephul.

Invité à cette réunion des 27, le ministre britannique des Affaires étrangères Ed Miliband a lui aussi assuré l’Ukraine du soutien de son pays.

«Nous voyons une tentative de la Russie de nous diviser en Europe et de nous dissuader de soutenir l’Ukraine, et je le dis aujourd’hui très clairement au nom du Royaume-Uni: cette tentative échouera», a-t-il affirmé à son arrivée à Wicklow.