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Kyiv et Moscou ne s’entendent pas sur la possession des territoires, affirme Zelensky

Il a mentionné spécifiquement l’avenir de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, et de la centrale nucléaire de Zaporijia.

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Le président russe Vladimir Poutine, au centre, s'entretient par téléphone avec des chefs militaires au sujet de la situation sur le champ de bataille en Ukraine, en compagnie de Denis Pirogov, à droite, commandant de brigade de l'armée russe, au Kre... Le président russe Vladimir Poutine, au centre, s'entretient par téléphone avec des chefs militaires au sujet de la situation sur le champ de bataille en Ukraine, en compagnie de Denis Pirogov, à droite, commandant de brigade de l'armée russe, au Kremlin à Moscou, le jeudi 11 décembre 2025. (Gavriil Grigorov/Kremlin Pool Photo via l'Associated Press)

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a déclaré jeudi que les négociateurs se penchaient sur la question de la possession territoriale dans le cadre des pourparlers de paix menés par les États-Unis pour mettre fin à la guerre avec la Russie. Il a mentionné spécifiquement l’avenir de la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, et de la centrale nucléaire de Zaporijia, occupée par la Russie, l’une des dix plus grandes centrales nucléaires au monde.

M. Zelensky a révélé les détails des discussions en cours avant de se rendre à des pourparlers urgents avec les dirigeants et les responsables d’une trentaine de pays qui soutiennent les efforts de Kyiv pour obtenir des conditions équitables dans tout accord visant à mettre fin à près de quatre ans de combats.

À Washington, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a expliqué que l’envoyé spécial du président Donald Trump, Steve Witkoff, poursuivait les discussions avec les deux parties. Elle a déclaré que «s’il y a une réelle chance de signer un accord de paix», les États-Unis pourraient envoyer un représentant aux pourparlers dès ce week-end.

Mais Mme Leavitt a ajouté qu’il était «encore difficile de savoir si nous croyons qu’une paix réelle peut être obtenue».

Donald Trump s’est longtemps vanté de pouvoir résoudre la guerre de la Russie en Ukraine en un jour, mais ces derniers mois, il s’est plaint amèrement de l’absence de progrès. Mme Leavitt a fait écho à cela lors de son breffage avec les journalistes jeudi, déclarant que le président était «extrêmement frustré par les deux parties à cette guerre».

Elle a affirmé que l’administration avait passé plus de 30 heures ces dernières semaines à rencontrer des responsables russes, ukrainiens et européens, et que Donald Trump en avait «assez des réunions pour le simple plaisir de se réunir».

«Il ne veut plus de discussions, a expliqué Mme Leavitt. Il veut des actions.»

L’Ukraine a soumis un plan en 20 points aux États-Unis, chaque point pouvant être accompagné d’un document distinct détaillant les conditions du règlement.

«Nous sommes reconnaissants aux États-Unis de travailler avec nous et d’essayer d’adopter une position équilibrée, a expliqué le président Zelensky aux journalistes dans la capitale ukrainienne, Kyiv. Mais pour l’instant, il est encore difficile de dire à quoi ressembleront les documents finaux.»

Ces derniers mois, la Russie a mené une offensive déterminée pour prendre le contrôle de toutes les parties de Donetsk et de la région voisine de Louhansk, qui constituent ensemble la précieuse région industrielle du Donbass en Ukraine.

L’Ukraine n’accepte pas la capitulation du Donbass, a martelé M. Zelensky, ajoutant que le maintien des deux parties sur leurs positions actuelles le long de la ligne de contact serait «un résultat équitable».

Les responsables russes n’ont pas rendu publiques leurs propositions.

Les négociateurs américains prévoient le retrait des forces ukrainiennes de la région de Donetsk, le compromis étant que les forces russes n’entrent pas sur ce territoire, a expliqué M. Zelensky.

Mais il a ajouté que si l’Ukraine devait retirer ses forces, les Russes devraient également se retirer à la même distance. De nombreuses questions restent sans réponse, notamment celle de savoir qui superviserait le Donbass, a-t-il ajouté.

Les Russes veulent également conserver le contrôle de la centrale de Zaporizhzhia, dans le sud de l’Ukraine, qui n’est actuellement pas en service, mais l’Ukraine s’y oppose.

Les Américains ont proposé un format conjoint pour gérer la centrale, et les négociateurs discutent actuellement de la manière dont cela pourrait fonctionner, selon M. Zelensky.

Les derniers efforts de Donald Trump pour négocier un accord prennent plus de temps qu’il ne le souhaitait. Il avait initialement fixé à Kyiv la date limite pour accepter son plan de paix avant l’Action de grâce américaine. Les précédentes dates limites fixées par Washington pour parvenir à un accord de paix sont également passées sans avancée décisive.

La Russie tient également à montrer à Trump qu’elle s’engage dans ses efforts de paix, dans l’espoir d’éviter de nouvelles sanctions américaines.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré jeudi que la Russie avait transmis à Washington «des propositions supplémentaires [...] concernant des garanties de sécurité collective» que l’Ukraine et l’Europe jugent nécessaires pour dissuader toute agression future.