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Iran: le Kremlin appelle à la «retenue» face à une «escalade des tensions sans précédent»

«Nous appelons nos amis iraniens et toutes les parties de la région à la retenue, la prudence et l’acceptation des moyens politico-diplomatiques comme priorité absolue.»

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Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'exprime lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, et le secrétaire général de l'OSCE, Feridun H. Sinirlioglu, au manoir de Zinaida Morozova à Moscou, le vendredi 6 février 2026. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, s'exprime lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec le président en exercice de l'OSCE, Ignazio Cassis, et le secrétaire général de l'OSCE, Feridun H. Sinirlioglu, au manoir de Zinaida Morozova à Moscou, le vendredi 6 février 2026. (Alexander Zemlianichenko)

Le Kremlin a appelé jeudi toutes les parties à la «retenue» face à une «escalade des tensions sans précédent» autour de l’Iran et à l’intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe.

«Nous appelons nos amis iraniens et toutes les parties de la région à la retenue, la prudence et l’acceptation des moyens politico-diplomatiques comme priorité absolue dans le règlement des problèmes», a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, regrettant «une escalade des tensions sans précédent dans la région».

«Mais nous espérons que les moyens politico-diplomatiques et les négociations vont continuer de prévaloir dans les recherches d’un règlement», a souligné M. Peskov.

L’Iran est un important partenaire diplomatique, économique et militaire de la Russie au Moyen-Orient.

Les États-Unis ont averti mercredi Téhéran qu’il serait «bien avisé» de conclure un accord, estimant avoir «de nombreuses raisons» de frapper l’Iran au lendemain de pourparlers sur le nucléaire iranien.

Monde sous tension | Israël et l'Iran L’année 2025 a été marquée par une escalade des tensions au Moyen-Orient. La guerre froide qui sévit entre Israël et l’Iran depuis des décennies a connu une surenchère sans précédent quand Israël a attaqué l’Iran le 13 juin et a bombardé ses centrales nucléaires.

Le chef de l’Organisation iranienne de l’énergie atomique, Mohammad Eslami, a affirmé pour sa part, jeudi, qu’aucun pays ne pouvait priver Téhéran de son droit à l’enrichissement nucléaire.

Téhéran et Washington ont tenu mardi à Genève un deuxième cycle de pourparlers, sous la médiation du sultanat d’Oman. Ils sont convenus de poursuivre leurs discussions, tout en soulignant être loin d’avoir rapproché leurs positions.

Ils avaient repris leurs discussions le 6 février à Oman, les premières depuis la guerre de juin déclenchée par une attaque israélienne contre l’Iran, appuyée par les États-Unis, qui ont bombardé des installations nucléaires iraniennes.

Les États-Unis réclament que l’Iran renonce à l’enrichissement et affirment qu’un accord devait porter aussi sur le programme iranien de missiles balistiques et le soutien de Téhéran à des groupes armés hostiles à Israël.

Téhéran affirme ne vouloir discuter que de son programme nucléaire.

Ces derniers jours, les États-Unis ont mis en place au Moyen-Orient une imposante force de frappe navale et aérienne, un déploiement militaire massif qui pourrait préparer le terrain à une campagne de frappes contre l’Iran.