L’armée américaine serait prête à frapper l’Iran dès ce week-end alors que tout reposerait sur l’approbation de Donald Trump, selon les informations de CNN.
Une source a toutefois mentionné au média américain que M. Trump avait rejeté l’option militaire et interrogé ses conseillers et alliés sur la meilleure ligne de conduite à adopter.
«Il passe beaucoup de temps à réfléchir à cette question», a déclaré une source.
Les États-Unis ont averti mercredi l’Iran qu’il serait «bien avisé» de conclure un accord, estimant qu’il y avait «de nombreuses raisons» de le frapper, au lendemain de pourparlers auxquels les deux pays ont annoncé vouloir donner suite.
La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a lancé cette nouvelle mise en garde après que l’Iran a dit mercredi «élaborer un cadre» pour faire avancer ses tractations avec les États-Unis.
Donald Trump a pour sa part averti Londres de ne pas «céder» une base militaire dans l’océan Indien, affirmant qu’elle serait vitale en cas d’attaque contre l’Iran, si Téhéran «décidait de ne pas conclure d’accord».
Les deux pays ennemis ont achevé mardi près de Genève une deuxième session de pourparlers indirects, via une médiation omanaise, dans un contexte d’intensification du déploiement militaire américain dans le Golfe.
A l’issue de cette séance, Téhéran et Washington ont indiqué qu’ils allaient poursuivre les discussions - gelées en juin par la guerre de 12 jours déclenchée par une attaque israélienne en Iran - mais ont souligné être loin d’avoir rapproché leurs positions.
«Il existe de nombreuses raisons et arguments en faveur d’une frappe contre l’Iran», a déclaré mercredi Mme Leavitt, ajoutant que «l’Iran serait bien avisé de conclure un accord avec le président Trump».
Les États-Unis empêcheront l’Iran de se doter de l’arme nucléaire «d’une manière ou d’une autre», avait plus tôt mis en garde le secrétaire américain à l’Energie, Chris Wright.
- Avec de l’information de CNN et de l’Agence France-Presse
