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Huit Américains sur 10 opposés à la retransmission en direct d’une exécution, selon un sondage

Les hommes républicains sympathisants du mouvement MAGA de Donald Trump sont l’unique groupe où le projet de Pete Hegseth rencontre l’adhésion d’une majorité.

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Cette photo non datée, fournie par le bureau du shérif du comté de Bell, montre l'ancien psychiatre de l'armée, le major Nidal Hasan. Cette photo non datée, fournie par le bureau du shérif du comté de Bell, montre l'ancien psychiatre de l'armée, le major Nidal Hasan. (Uncredited)

Huit Américains sur dix sont contre la retransmission en direct de l’exécution prévue début décembre du tueur de 13 soldats américains en 2009, selon un sondage Ipsos publié jeudi par le Washington Post et ABC News.

Cette opposition à la volonté du ministre de la Défense Pete Hegseth se retrouve dans quasiment toutes les catégories de sondés, indépendamment de leur opinion sur l’exécution elle-même.

Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base texane de Fort Hood (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, le 5 novembre 2009, dans un attentat jihadiste inspiré par Al-Qaïda.

L’idée de retransmettre en direct sa mise à mort rencontre l’opposition de 91% des sondés se réclamant de l’opposition démocrate, 83% des indépendants et 64% des républicains.

Les hommes républicains sympathisants du mouvement MAGA de Donald Trump sont l’unique groupe où le projet de Pete Hegseth rencontre l’adhésion d’une majorité (57% pour, 42% contre).

Les femmes MAGA y sont à plus des deux tiers opposées (69% contre, 29% pour).

L’annonce du chef du Pentagone selon laquelle l’exécution de M. Hasan serait diffusée en direct pour servir d’exemple a soulevé l’indignation aux États-Unis jusque dans les rangs de la majorité présidentielle.

Ce qui attend Christa Pike après son exécution ratée «Nous nous trouvons dans une situation sans précédent avec Pike, dans la mesure où elle a survécu à son exécution.»

Le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a évoqué le risque qu’une telle retransmission puisse servir «d’outil de recrutement pour de futurs terroristes».

Le président Trump a affirmé que la décision n’avait pas encore été prise, tout en se disant favorable à la mise à mort en elle-même. Le vice-président JD Vance a lui confié qu’il ne regarderait pas cette exécution publique, au cas où elle se tiendrait.

L’enquête Washington Post-ABC News-Ipsos a été réalisée du 9 au 13 octobre auprès de 2 545 Américains adultes avec une marge d’erreur de plus ou moins 2 points.