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Évacuation ordonnée au National Mall en raison des orages avant le discours de Trump

La signature de la Déclaration d’indépendance est commémorée de multiples façons.

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La Maison-Blanche est visible au loin alors que la foule évacue les lieux, après avoir été informée de l'arrivée d'orages susceptibles de retarder le programme de la célébration «Salute to America» marquant le 250e anniversaire du pays, ce samedi 4 j... La Maison-Blanche est visible au loin alors que la foule évacue les lieux, après avoir été informée de l'arrivée d'orages susceptibles de retarder le programme de la célébration «Salute to America» marquant le 250e anniversaire du pays, ce samedi 4 juillet 2026, sur le National Mall à Washington. Photo AP (Julia Demaree Nikhinson)

Des intempéries ont perturbé samedi les célébrations du 250e anniversaire de l'indépendance des États-Unis dans plusieurs villes de la côte est, notamment à Washington, où les orages ont provoqué l'évacuation du National Mall pendant environ deux heures.

Le président Donald Trump a déclaré qu'il prendrait la parole sur place plus tard dans la soirée.

Ailleurs, les intempéries ont entraîné l'annulation des célébrations à Hartford dans le Connecticut, ainsi qu'à Harrisburg et Wilkes-Barre en Pennsylvanie.

À Boston, les spectateurs du feu d'artifice et du concert ont été invités à se mettre brièvement à l'abri avant la reprise des festivités. Une évacuation a également été ordonnée à Philadelphie.

New York et Pittsburgh ont maintenu leurs feux d'artifice, mais en ont modifié l'horaire en raison de l'évolution de la météo.

L’attente de cette fête historique s’est intensifiée tout au long de l’année, offrant aux Américains l’occasion de réfléchir à leur histoire complexe, celle d’anciens colons d’un empire devenus une superpuissance à part entière. Les organisateurs des festivités, préparées depuis des mois, ont dû adapter ou annuler certaines activités, la majeure partie de la côte est étant suffoquée sous une chaleur accablante, atteignant et dépassant souvent les 38 degrés Celsius.

Une fin de semaine marquée par la chaleur

La canicule qui s'est abattue sur la côte est a éclipsé une grande partie des célébrations, notamment dans l'État de Washington. Peu après 19 heures, des panneaux à la Great American State Fair ont incité les participants à quitter les lieux.

Des foules se sont rassemblées dans les musées, les stations de métro et les bâtiments fédéraux près du National Mall. Au Ronald Reagan Building et à l'International Trade Center, elles attendaient assises sur des chaises ou par terre pour se rafraîchir grâce à la climatisation.

«Je ne laisserai pas la pluie gâcher notre 250e anniversaire», a assuré Donald Trump dans une publication sur les réseaux sociaux, annonçant son intention de maintenir son discours, prévu vers 23 heures.

Plusieurs heures avant le discours de Donald Trump, une foule se rassemblait près du National Mall.

Tina Hale, 58 ans, de Cohoes, dans l'État de New York, regardait trois de ses petits-enfants tremper leurs mains dans une piscine près d'un musée. Elle leur a montré le ciel du doigt et les a encouragés à lever les yeux tandis que trois avions de chasse rugissaient au-dessus de la foule. «Si ça ne vous rend pas fier d'être Américain», a-t-elle lancé.

David Koshko, 42 ans, et son épouse, Jennifer Koshko, originaires de Harrisburg, en Pennsylvanie, étaient venus à Washington pour un match de baseball, mais comptaient rester pour le feu d'artifice. Après avoir souffert de la chaleur pendant des heures lors de la victoire des Pirates de Pittsburgh contre les Nationals de Washington, ils ont fait une pause à l'ombre d'un pont près du National Mall pour planifier la suite de leur visite.

«Participer aux célébrations du 250e anniversaire est tout simplement extraordinaire», a souligné David Koshko, chauffeur routier et ancien réserviste des Marines.

À Philadelphie, les feux d'artifice ont commencé à illuminer le ciel dès midi, dans le berceau de la nation, près du site où la Déclaration d'indépendance a été adoptée par les délégués du Second Congrès continental.

Des centaines de visiteurs s'étaient rassemblés à Independence Hall sous une chaleur accablante pour attendre les festivités qui coïncidaient avec le match éliminatoire de la Coupe du monde France-Paraguay au Philadelphia Stadium, lequel avait débuté par des commémorations de la fête nationale.

«C'est la fête ici!», s'est exclamé Carlos Alban, venu de Chicago à Philadelphie pour assister au match, à son arrivée au stade. Il a ajouté avoir aperçu un supporteur déguisé en Père fondateur sur le stationnement.

Environ 45 minutes avant, un autre match de la Coupe du monde à Houston, un message des astronautes de la Station spatiale internationale, signalant la fête nationale, a été retransmis dans le stade.

À New York, de grands voiliers, leurs mâts, leurs gréements et leurs voiles blanches se détachant sur le ciel bleu, ont défilé autour de la Statue de la Liberté et remonté l'Hudson.

Les 43 navires ont été suivis d'une démonstration de force aérienne avec un bombardier furtif et les Blue Angels de la Marine américaine. La Patrouille de France, la patrouille acrobatique de l'Armée de l'Air française, a survolé le port de New York, laissant des traînées rouges, blanches et bleues évoquant le drapeau américain.

«Nous nous sommes levés tôt et avons parcouru environ un kilomètre à vélo pour venir admirer le spectacle, a raconté Oona Moore, une habitante de Jersey City, dans le New Jersey, venue profiter des festivités new-yorkaises. Nous avons vu les grands voiliers et les avions, toutes sortes d'appareils militaires. Je n'avais jamais rien vu d'aussi près et dans le ciel en même temps.»

À Mount Vernon, la demeure de George Washington, des personnes ont prêté serment d'allégeance pour devenir citoyens américains. Elles se sont tenues debout, les yeux fermés et la main sur le cœur, pendant l'hymne national.

À Phoenix, Steven Dortch, 25 ans, et son frère JayLn Dortch, 23 ans, se sont retrouvés à Granada Park pour tenter de créer une nouvelle tradition de barbecue pour le 4 juillet. JayLn Dortch a souligné que les jeunes Américains lui donnent espoir en réfléchissant par eux-mêmes et en ne prenant pas pour argent comptant les paroles des aînés.

Il a ajouté que le pays doit se souvenir des gens ordinaires et travailleurs qui «font tourner l'Amérique».

Une nation inquiète se prépare à célébrer

Donald Trump s'est entretenu samedi avec des dirigeants mondiaux, dont le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui ont tous deux félicité les États-Unis alors qu'ils sont engagés dans une guerre.

Le président a également reçu des nouvelles du roi Charles III de Grande-Bretagne et du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou ces derniers jours.

Ces célébrations se déroulent alors qu'un profond clivage ne cesse de s’aggraver depuis des années, visible dans tous les domaines, de l’expression politique aux normes culturelles, en passant par les questions séculaires liées à la race, à la classe sociale et à l’immigration.

Vendredi, au mont Rushmore, Donald Trump a qualifié le communisme de «menace mortelle pour la liberté américaine», affirmant qu'il était plus dangereux que la Seconde Guerre mondiale ou les attentats du 11 septembre.

Sans le nommer, le maire de New York, Zohran Mamdani, un démocrate membre des Socialistes démocrates d'Amérique qui a récemment soutenu plusieurs candidats au Congrès remportant les primaires, a semblé faire allusion à M. Trump lors d’un discours vendredi.

«Ces idéaux sur lesquels notre pays a été fondé — ils sont assez forts pour résister à n’importe quel régime autoritaire, mais seulement si nous nous y raccrochons», a-t-il affirmé.

Le vice-président J. D. Vance a mentionné que, le jour de l’anniversaire des États-Unis, des voix peu nombreuses, mais bruyantes, évoqueraient les imperfections du pays plutôt que sa grandeur.

«Ils vous diront que les États-Unis ne sont qu’un pays comme les autres, où les faibles luttent contre les forts», a déclaré M. Vance lors d’un discours prononcé à bord de l’USS Kearsarge, dans le port de New York.

Steven Sloan, The Associated Press