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Face à l’extrême droite, le chancelier allemand veut maintenir le cap de réformes

«Ma détermination est de poursuivre le cap des réformes, sans rupture, mais je sais que (…) nous devons mieux les expliquer.»

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Le chancelier Friedrich Merz participe à une conférence de presse à l'issue de la réunion du Comité exécutif fédéral de la CDU à la Maison Konrad Adenauer, à Berlin, ce lundi 7 septembre 2026, au lendemain du grand succès de l'AfD aux élections. Le chancelier Friedrich Merz participe à une conférence de presse à l'issue de la réunion du Comité exécutif fédéral de la CDU à la Maison Konrad Adenauer, à Berlin, ce lundi 7 septembre 2026, au lendemain du grand succès de l'AfD aux élections. (Michael Kappeler/Michael Kappeler/DPA via AP)

Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit «profondément choqué» lundi par la victoire historique de l’extrême droite lors d’une élection régionale la veille, tout en promettant de maintenir le cap de ses réformes mais en les expliquant mieux.

«Ma détermination est de poursuivre le cap des réformes, sans rupture, mais je sais que (…) nous devons mieux les expliquer», a-t-il dit à l’issue d’une réunion de la direction de son parti conservateur, la CDU.

Très impopulaire, plombé par les disputes au sein de sa coalition avec les socio-démocrates sur les réformes à mener, et plusieurs gaffes, il a reconnu avoir une responsabilité dans cette défaite tout en insistant sur sa «détermination» à gouverner.

«Il en va ni plus ni moins du futur de notre pays», a-t-il dit, avant de rappeler qu’il était «élu pour quatre ans» depuis 2025, semblant ainsi exclure toute démission. «Abandonner n’est pas une option».

Quant à la victoire du parti d’extrême droite alternative pour l’Allemagne (AfD) en Saxe-Anhalt (est), il a jugé qu’il fallait l’accepter «en démocratie» mais promis de défendre «la loi fondamentale», alors que l’AfD est régulièrement accusé de tentations autoritaires, de racisme et de liens avec la mouvance néonazie.

«Nous savons que l’Allemagne du fait de son Histoire (nazie) a une responsabilité particulière. Nous préserverons toujours notre ordre politique et notre solide ancrage en Europe», a-t-il dit.

Il a reconnu que l’essor électoral de l’AfD changeait la donne «dans toute l’Allemagne».

Le chancelier a aussi rappelé que le 20 septembre deux autres scrutins régionaux étaient prévus, en Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord) où l’AfD est en tête selon les sondages, et à Berlin où CDU, extrême gauche et extrême droite sont au coude-à-coude.

Quant à la Saxe-Anhalt, son dirigeant conservateur battu dimanche, Sven Schulze, a reconnu que l’Alternative pour l’Allemagne dispose d’un «mandat pour gouverner», même s’il lui manque trois élus pour atteindre une majorité absolue.