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Exercices militaires avec la Corée du Sud: des élus américains critiquent la décision de Trump

«La Chine et la Russie observent avec quelle facilité le président abandonne les alliés de l’Amérique, et ils s’en souviendront la prochaine fois qu’ils nous mettront à l’épreuve.»

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Le sénateur Jack Reed, démocrate de Rhode Island, quitte une salle de réunion où lui et d'autres sénateurs démocrates, au Capitole le 6 novembre 2025. (Photo AP/J. Scott Applewhite) Le sénateur Jack Reed, démocrate de Rhode Island, quitte une salle de réunion où lui et d'autres sénateurs démocrates, au Capitole le 6 novembre 2025. (Photo AP/J. Scott Applewhite)

La décision de Donald Trump de réduire «considérablement» l’ampleur d’exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud a été critiquée lundi par plusieurs élus démocrates au Congrès américain, mais également un sénateur républicain.

Jack Reed, principal membre démocrate de la commission des forces armées au Sénat, a qualifié cette décision du président républicain de «stupide et incohérente».

«La Chine et la Russie observent avec quelle facilité le président abandonne les alliés de l’Amérique, et ils s’en souviendront la prochaine fois qu’ils nous mettront à l’épreuve», s’est indigné le sénateur dans un communiqué.

Son collègue Mark Warner, de la commission du Sénat sur le renseignement, a exprimé son étonnement devant la décision de Donald Trump.

«Merde alors! Même celle-ci m’a surpris», a déclaré le sénateur de Virginie dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. «De quel côté est-il vraiment?», s’est-il interrogé à propos de Donald Trump.

La députée démocrate Pramila Jayapal a aussi fortement critiqué l’annonce.

Donald Trump, qui «aspire à devenir un dirigeant autoritaire des États-Unis, a décidé de jeter sur le bas-côté la démocratie en Corée du Sud au profit des règles autoritaires de la Corée du Nord qu’il admire tant», a estimé l’élue pour qui cette décision est «très dangereuse pour la stabilité» dans la région.

Le sénateur républicain Thom Tillis a de son côté souligné que la Corée du Sud était «depuis plus de 70 ans un allié militaire solide, doté de capacités militaires exceptionnelles».

«La réduction des exercices conjoints avec la Corée du Sud ne fait que permettre à des milliers de soldats nord-coréens de se consacrer au soutien des enlèvements, tortures, viols et meurtres systématiques perpétrés par Poutine à l’encontre de citoyens ukrainiens innocents», a déclaré sur X cet élu qui s’oppose fréquemment aux décisions de Donald Trump en matière de politique étrangère.

Le président américain a annoncé dimanche «réduire considérablement» la participation des Etats-Unis aux exercices militaires annuels avec la Corée du Sud qui ont débuté quelques heures plus tard, invoquant en particulier sa «très bonne relation avec Kim Jong-un», le dirigeant nord-coréen.

Les autorités sud-coréennes ont néanmoins précisé que les manœuvres militaires conjointes avaient commencé «comme prévu».

Donald Trump a également fait mention de la non-participation de Séoul aux opérations militaires américaines contre l’Iran pour justifier une réduction de la participation des États-Unis.

Selon Jack Reed, «quand le président Trump réduit des exercices militaires pour flatter un dictateur ou punir la Corée du Sud pour avoir refusé de se joindre à une guerre qu’il a commencée, tous nos alliés — et adversaires — considèrent que les engagements de l’Amérique sont négociables».

«Kim Jong-un a gagné une victoire de propagande, et la Corée du Sud, l’un de nos alliés les plus forts, a été punie pour aucune autre raison au-delà de l’ego de Trump», a ajouté le démocrate.